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Rapidement Sadi

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SAID SADI
AFP via Getty Images
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La réaction de Youssef Zerarka à l'annonce du retrait de Said Sadi du RCD ne m'a pas laissé indifférent. Car ceci marque la fin d'un parcours, d'une époque, d'un cycle.

Comme la plupart des Algeriens je l'ai découvert à la télévision après 88. Lui et sa bande dont certains avaient connu comme lui la prison après le printemps de 1981. Sadi était un peu Haddad quand il parlait en arabe et j'adorais ses approximations accentuées.
Heureusement que Mokrane Ait Larbi fut là pour la rescousse sur l'unique avec son arabe parfait. J'ai voté RCD en 91 au premier tour des législatives puis Sadi figura la couverture "éthique", dans le cadre d'un comité de la dernière heure, à l'avortement des élections.

Il reviendra, dépité, six ans après dénoncer la fraude massive des élections de 97. Il fut député, après avoir participé aux présidentielles en 95. Son parti dirige des APC, il rentre au gouvernement ce qui causera des départs sans retour de quelques dirigeants.

L'après 2001 s'avérera insurmontable ce que va révéler l'échec retentissant de 2004 après une campagne mal inspirée. Comme en 1991, en face de Abassi Madani à la télévision il s'était montré condescendant, limite railleur.

Cet échec il l'avait exprimé il y a quelques années dans une apparition à la télévision, la dernière je crois, chez Oukazi, pour dire son amertume; et que politiquement il n'était plus dans le coup.

Il y a ses livres pour nous dire l'homme instruit qu'il est.

L'homme part mais le parti est toujours là. Mais pour combien de temps?

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