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L'ARTICLE 120

Publication: Mis à jour:
CNOA
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En apprenant par la presse en ligne qu'une rencontre entre le secrétaire général d'un parti et des membres de l'ordre des architectes dont le président du CNOA a eu lieu récemment, il me revient un écrit que j'avais posté en juin 2016 à l'occasion de l'inauguration du siège du conseil local d'Alger dans lequel je rappelais en substance que ce même local fut longtemps occupé par différentes représentations professionnelles qu'un organe du FLN a fait cohabiter pour les neutraliser.

Je rappelais aussi que l'union des architectes algériens regroupaient en son sein des profils d'authentiques syndicalistes. Elle était traversée par deux courants: Des voix libres qui militaient pour le statut particulier de l'architecte et en face ceux qui ne pouvaient s'émanciper de la mamelle du parti confortablement blottis dans la ouate du cocon de l'article 120.

Toute une histoire donc ce local qu'à l'occasion d'une élection présidentielle pouvait devenir une adresse de campagne pour faire ronfler les tambours de l'alignement rentier.

Faut-il rappeler qu'au grand dam des architectes, le FLN avait mis un de ces caciques à la tête d'un avatar d'organisation - l'UNIASA- comme savait bien le faire le parti pour aplanir les aspirations constructives qui pouvaient se manifester ça et là.

Il n'en demeure pas moins que l'ordre des architectes est un acquis considérable qu'il faudrait résolument inscrire à l'actif d'une certaine vitalité - historique- chez les architectes d'être porteurs d'une libre parole. Une contestation qu' un certain Abderrahmane Bouchama avait merveilleusement incarnée dans une mémorable intervention au début des années quatre-vingt lors d'une rencontre organisée par le FLN sous les auspices d' un certain SEBAA par sa qualité de recruteur en chef des affidés chargés de la mise au pas des organisations qui gravitaient autour du FLN.

Je me rends compte que je le rappelais à bon escient en apprenant le déplacement de la représentation d'architectes au siège d'un parti. faut-il donc insister que la fonction de représentation d'une organisation ordinale est de rester au dessus des amalgames partisans. Et surtout de ne pas piétiner la mémoire de ses prédécesseurs qui ont eu à défendre une certaine idée de la liberté du statut de l'architecte pour que nous nous découvrions au grand jour affidés.

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