5 rendez-vous à ne pas rater ce week-end au salon du livre à Casablanca

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SIEL - Le Salon international de l'édition et du livre (SIEL) touche bientôt à sa fin. Des milliers de Casablancais et bibliophiles de différentes nationalités ont déjà eu l'occasion de se balader au milieu des stands, s'enivrant de l'odeur des livres neufs.

Mais les exposants ne plieront bagage que dimanche soir. Les lecteurs à la recherche d'un livre en particulier ont donc jusqu'au 18 février pour se le procurer en s'assurant d'abord de sa disponibilité sur la liste officielle des 700 exposants présents au salon cette année.

Les visiteurs ont aussi encore l'occasion de participer à des débats, signatures et tables rondes organisées dans les salles et les stands du SIEL. Si tous paraissent intéressants et permettent d'aller à la rencontre de grands auteurs, le HuffPost Maroc en a sélectionné cinq à ne pas rater ce week-end.

Rendez-vous avec Ibn Khaldoun - Samedi de 11h à midi

C'est une nouvelle facette d'Ibn Khaldoun que propose Abdeslam Cheddadi à ses lecteurs dans son dernier livre "Ibn Khaldoun: Une biographie romancée" paru en mai 2017 aux éditions La Croisée des Chemins. L'historien marocain propose dans son livre de s'immiscer dans la vie de tous les jours de l'un des plus grands philosophe, diplomate, homme politique, sociologue et écrivain que le monde arabe ait jamais connu.

"Le défi relevé par l’auteur a été de restituer fidèlement, en respectant la vérité historique, le caractère du personnage et les événements parfois dramatiques qui ont marqué sa double carrière politique et intellectuelle, et dans le même temps d’imaginer les détails de sa vie intime et de peindre un tableau vivant de son époque", écrit l'éditeur dans la présentation du livre.

Les amoureux d'histoire pourront donc poser toutes leurs questions à cet expert en historiographie arabe, primé plusieurs fois pour ses travaux.

Sexualité et célibat - Samedi à partir de 11h

sanaa el aji

Quelques lecteurs ont probablement déjà eu l'occasion de découvrir le dernier titre de la Marocaine Sanaa El Aji, paru en septembre 2017, fruit de sa thèse de doctorat en sociologie, "Sexualité et célibat au Maroc: pratiques et verbalisation". L'auteur, qui a déjà animé plusieurs débats pendant le salon, sera à la rencontre de ses lecteurs lors d'une séance de signatures organisée au stand des éditions La Croisée des Chemins.

Le livre est le fruit de six années d'enquête sur la sexualité pré-conjugale au Maroc pendant lesquelles El Aji jonglait entre l'étude sur le terrain, la collecte de matériaux de recherche, l'analyse et la rédaction.

"L'objectif n'est pas d'être dans une approche de moralisation ou de revendication", avait souligné au HuffPost Maroc Sanaa El Aji lors d'une présentation de son livre au SIEL. "C'est une enquête qui nous permet une meilleur objectivation des transformations et de la dynamique sociales au Maroc de ce phénomène qui subit une triple illégitimité sociale, juridique et religieuse", expliquait-elle en ajoutant que cette illégitimité n'empêche pas la sexualité pré-conjugale d'exister.

Rencontre avec un ministre - Samedi de 17h15 à 18h15

ramid

Le monde fête cette année le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme. À cette occasion, le Conseil national des droits de l'Homme (CNDH) organise, pour les visiteurs du SIEL, des séances de rencontre avec des personnalités marocaines et internationales du monde de la culture, de l'art et des médias, pour comprendre et redécouvrir la déclaration, à partir de leurs préoccupations actuelles.

Plusieurs séances se sont déjà tenues, présentées notamment par l'actrice marocaine Fatym Layachi, la journaliste tunisienne Souhayr Belhassen, ou encore le philosophe marocain Ali Benmakhlouf. Mais pour son avant-dernier rendez-vous, le public aura l'occasion de dialoguer avec et d'entendre la vision du ministre marocain chargé des droits de l'Homme, Mustapha Ramid.

Voyage au pays des pharaons - Samedi de 18h à 20h

L'Égypte est l'invitée d'honneur de cette 24e édition du SIEL, mais les éditeurs égyptiens ne sont pas les seuls à participer au salon. Quelques musiciens et danseurs ont également fait le déplacement pour faire voyager les Casablancais, sans billet d'avion, au pays du Nil.

Les membres de la troupe de danse et musique traditionnelle "Tanoura" offriront, samedi aux visiteurs, un spectacle hypnotisant haut en couleur qui aura lieu au siège de la région Casablanca-Settat. Les membres réaliseront une danse soufie, pendant laquelle ils tournent et réalisent des chorégraphies spirituelles. Contrairement aux derviches tourneurs turcs, souvent vêtus de blanc, les danseurs égyptiens portent eux de larges jupes aux couleurs chatoyantes et dansent sur une musique plus entraînante. Ils seront également accompagnés du grand luthiste marocain, Haj Younes.

Parlez-vous français? - Dimanche de 18h à 19h

jalal

Plusieurs Marocains ont cette habitude de mélanger des mots de diverses langues dans leurs phrases. Le dialecte du pays est lui-même composé de mots d'origine française, espagnole ou autre.

Et si cette diversité linguistique avait un aspect beaucoup plus important, impliquant des enjeux sociaux, économiques et même politiques? C'est une des questions à laquelle ont tenté de répondre une vingtaine d'écrivains et intellectuels marocains qui ont publié, en janvier 2018, le livre "Maroc: La Guerre des Langues?" aux éditions En toutes lettres.

Le public est invité à assister à un débat autour du livre mais aussi autour de la langue et ses implications géopolitiques, en compagnie de l'un des auteurs du collectif éclectique, le traducteur et poète marocain Jalal El Hakmaoui, à la Salle le Caire du SIEL.

"La situation linguistique au Maroc est souvent marquée par une culture du conflit au lieu d'être inscrite dans une logique de dialogue", avait déclaré au HuffPost Maroc Jalal El Hakmaoui, rencontré au stand de l'Institut français au SIEL. "Ce conflit est dû essentiellement à un héritage historique entraînant une hégémonie de la langue française qui occulte donc forcément les autres langues", expliquait-il en soulignant l'importance de la traduction qui permet, selon lui, l'ouverture et la réconciliation des langues.

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