Selon Néji Jalloul, la Tunisie risque de se retrouver bientôt dans une nouvelle liste noire

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BLACKLIST
businesswoman drawing on the wall | maxsattana via Getty Images
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La Tunisie risque de se retrouver sur une nouvelle liste noire, pire que celles relatives aux paradis fiscaux et aux pays exposés au blanchiment d’argent, a révélé, mercredi, le directeur général de l'Institut tunisien des études stratégiques (ITES), Néji Jalloul à Jawhara Fm.

L’ancien ministre de l’Education a noté que si l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) n’adopte pas avant le 25 mai prochain le projet de loi relatif aux libertés individuelles, le pays pourrait être de nouveau blacklisté par l’Union Européenne. “Or le projet de loi n’est pas encore parvenu au parlement” a-t-il souligné.

Selon Jalloul, cette classification s’avère plus grave que les deux listes précédentes. “Elle touche de nombreux secteurs dont les centres d’affaires et les banques” a-t-il répliqué.

Ainsi, le rôle de l’ITES est de pousser le gouvernement à agir à temps afin d’éviter de tomber dans une nouvelle liste noire, a-t-il rappelé.

Le 7 février dernier, le Parlement européen a classé la Tunisie sur la liste noire des pays tiers considérés comme présentant des déficiences stratégiques dans leurs régimes de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Une énorme surprise qui a secoué le pays.

Selon Hichem Ben Ahmed, le secrétaire d’État au Commerce, le gouvernement tunisien était conscient de la fragilité de la situation économique du pays mais il ne s’attendait pas à être blacklisté.

Le ministère des Affaires étrangères a d’ailleurs qualifié la démarche entreprise par la Commission européenne pour la prise de cette décision d"injuste et précipitée."

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