Pourquoi l'UPL s'est retiré des élections municipales? Tarek Ftiti y répond

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In September 29th, 2014: the president of the free patriotic Union ( UPL) and his candidate for the presidential election, Slim Riahi, presented the lists of his party for the next general election as well as its election platform. (Photo by Nicolas Fauqu��/Corbis via Getty Images) | Nicolas Fauqué via Getty Images
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“Le parti de l’Union patriotique libre (UPL) ne participera pas aux prochaines élections municipales,” a affirmé, mardi, Tarek Ftiti, député et dirigeant du parti, sur les ondes de Mosaïque Fm.

“C’est une décision douloureuse, certes, mais courageuse”, a-t-il poursuivi, en expliquant que son parti ne se voit pas prêt pour se lancer dans la course des élections municipales, prévues pour le 6 mai 2018. “Le parti souffre d’une crise de leadership", a-t-il souligné.

“Malheureusement, le parti est resté tributaire de son fondateur,” a regretté Ftiti, en soulignant l'existence d’une crise de confiance au sein du parti.

A ses yeux, le départ de Riahi a chamboulé le parti laissant un vide au niveau du commandement. “De ce fait, le prochain conseil national du parti qui se tiendra les 3 et 4 mars sera décisif,” a noté le député.

Pour Fetiti, les problèmes financiers auxquels fait face le parti n’ont rien à avoir avec la décision du retrait. Selon lui, la raison principale derrière ce choix revient à l'existence de défaillance au niveau de la direction du parti et d’une crise de confiance après la démission de son ancien patron, Slim Riahi.

Pourtant dans une conférence de presse tenue ce matin, la présidente par intérim du parti Samira Chaouchi a évoqué d’autres raisons. Elle a précisé que cette décision repose sur l’absence d’un code qui régit les collectivités outre la situation financière des municipalités et leurs maigres ressources. Chaouachi a ajouté que son parti rejette les tentatives de reproduire avec la bipolarisation, une expérience ratée qui a marqué la plupart des anciennes échéances électorales.

Le 28 décembre dernier, Slim Riahi avait annoncé sa démission de la présidence du parti sans fournir les motifs de cette décision. Une démission qui a été, par la suite refusée par le bureau politique du parti.
Chargée de prendre la relève, Samira Chaouachi a décidé, à son tour, de renoncer à la présidence du parti. Un conseil national sera organisé les 3et 4 mars prochain pour décider du sort du parti.

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