La production américaine continue de peser sur le cours du pétrole

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OIL BARRELS
Photo d'illustration | Antara Foto Agency / Reuters
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Les cours du pétrole reculaient à nouveau jeudi en fin d'échanges européens alors que la hausse de la production américaine pèse sur le moral des investisseurs, malgré des importations records en Chine.

Vers 17H00 GMT (18H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 64,79 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 72 cents par rapport à la clôture de mercredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour le contrat de mars cédait 83 cents à 60,96 dollars.

Les prix du brut, qui avaient atteint leurs plus hauts niveaux depuis décembre 2014 il y a deux semaines, ont chuté de plus de 8% depuis. Le Brent a atteint vers 16H30 GMT son plus bas depuis un mois et demi à 64,42 dollars, tandis que le WTI a touché 60,59 dollars, à son plus bas depuis un peu plus d'un mois.

"Les marchés sont inquiets de la production américaine et du risque qu'elle anéantisse une partie des efforts menés depuis un an par l'Opep et la Russie pour abaisser leur production", a commenté Gene McGillian de Tradition Energy.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses partenaires sont engagés jusqu'à la fin de l'année dans un accord qui vise à réduire leur production de brut pour faire monter les prix.

Mais la hausse des prix entraînée par cette mesure, appliquée depuis début 2017, a permis aux producteurs indépendants américains de relancer leurs coûteuses exploitations de pétrole de schiste.

"Il y a un risque réel de surproduction si l'Opep n'accepte pas de perdre des parts de marché", ont résumé les analystes de Commerzbank.

Pourtant, la demande mondiale reste solide, comme l'ont montré les données des douanes chinoises, qui ont déclaré que la Chine avait importé 40,64 millions de tonnes de brut en janvier, en hausse nette par rapport à décembre (33,7 millions de tonnes) comme par rapport à janvier 2017 (34,03 millions de tonnes).

"La demande mensuelle est à un niveau record, en partie parce que les raffineries ont vu leurs quotas d'importations augmenter", ont commenté les analystes de Capital Economics.

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