El Othmani, Afailal et l'ONEE rassurent les consommateurs concernant la qualité de l'eau provenant du barrage Sidi Mohamed Ben Abdellah

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SANTÉ - "Les citoyens peuvent être rassurés, l'eau du robinet est potable", déclare, mercredi, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani, avant de boire une grande gorgée d'eau du robinet de la station de traitement des eaux du Bouregreg, lors d'une journée d'information tenue par l’Office National de l’Eau et de l’Electricité (ONEE).

Face aux articles relayés par plusieurs médias et partagées sur les réseaux sociaux depuis janvier remettant en cause la qualité de l'eau distribuée dans la région de Rabat-Salé, le chef de gouvernement, la secrétaire d'État chargé de l'eau, Charafat Afailal, et le directeur général par intérim de l’ONEE, Abderrahim El Hafidi, tous présents lors de la visite de la station, voulaient mettre les choses au clair.

"Nous voulons que les citoyens sachent qu'ils sont entre de bonnes mains lorsqu'il s'agit de l'eau potable", ajoute El Othmani. "D'ailleurs, il est interdit de faire rentrer des bouteilles d'eau minérale à l'intérieur de la station; les employés se désaltèrent tous en buvant cette eau qu'ils veillent chaque jour à nettoyer", signale le chef du gouvernement lors du point de presse, en affirmant que, lui aussi, ne boit que l'eau du robinet.

La polémique est née lorsque des médias ont fait part d'une fuite des eaux usées des prisons El Arjat 1 et 2 dans le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah qui aurait pollué l'eau distribuée dans plusieurs villes notamment Rabat, Casablanca, Salé, Témara, ou encore Mohammedia.

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Le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah.

S'il y a bien eu une fuite, comme l'a confirmé au HuffPost Maroc, le directeur de l'Agence du bassin hydraulique du Bouregreg et de la Chaouia, Abdelaziz Zerouali, son débit ne représente que "0,2 sur 721 millions mètres carrés d'eau" de ce barrage qui draine un bassin versant de "10.000 kilomètres carrés et prend naissance de la province de Khenifra et Khemissate".

"Si vous comparez les analyses faites avant la fuite à d'autres faites après, vous constaterez qu'il n'y a aucune différence", assure-t-il.

Des analyses des prélèvements au niveau de l'eau brut du barrage et des eaux traitées ont bien été effectuées par l'équipe de biologistes du laboratoire centrale de l'ONEE, assure Leila Iraqi, responsable de la division de la qualité des eaux au laboratoire. Des analyses qui ont démontré que l'eau répondait aux normes de qualité. "Lorsqu'il y a une rumeur sur la qualité de l'eau, nous la prenons très au sérieux", affirme-t-elle.

"Cette journée d'information tombe à point. Nous avions besoin de mettre en lumière tous les efforts que nous fournissons à la station et dans laboratoires puisque nous ne pouvons tout simplement pas nous permettre de donner autre chose que de l'eau potable aux consommateurs", poursuit Leila Iraqi.

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Certifiée ISO 9001

La station, créée en 1969, alimente aujourd'hui toute la bande littorale Salé-Casablanca, soit plus de 7 millions de personnes, ou encore "un cinquième des citoyens marocains", comme le rappelle le chef du gouvernement. Elle reste la plus ancienne et la plus grande station du royaume.

Son oeuvre est conforme à la norme ISO 9001 qui assure un système de bon management de la qualité, ainsi qu'à la norme ISO 17025, qui concerne les compétences des laboratoires d'étalonnages et d'essais et qui est "accordée seulement aux laboratoires les plus fiables", ajoute Afailal, ancienne ingénieur à l'Office national de l'eau potable (ONEP), devenu l’Office National de l’Eau et de l’Electricité (ONEE).

"Cela fait 15 ans que nous sommes accrédités par le ministère de l'Environnement du Québec et le ministère du Commerce et de l'industrie du Maroc", déclare avec fierté au HuffPost Maroc Samira Benabdellah, la directrice du laboratoire central du contrôle de la qualité des eaux à l'ONEE. "Nous allons recevoir d'ailleurs, dans deux semaines, deux auditeurs qui vérifieront les analyses de chacun de nos biologistes pour s'assurer du respect des normes", ajoute-t-elle.

D'après la directrice du laboratoire, l'ONEE effectue une surveillance "complète et constante de la qualité de l'eau puisqu'elle "change et peut se polluer et se dégrader". À ce jour, le laboratoire central reçoit des prélèvements des 117 laboratoires décentralisés de l'ONEE pour effectuer des analyses micro-biologiques et des analyses physico-chimiques.

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