Pékin annonce un test réussi d'interception de missile

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CHINA MISSILE THAAD
A South Korean anti-war activist holds a placard showing a portrait of US Secretary of State Rex Tillerson during a rally against the planned deployment of the US-built Terminal High Altitude Area Defense (THAAD) anti-ballistic missile system, outside the government complex in Seoul on March 17, 2017.Tillerson is in Asia for his first foray into crisis management, and was to hold talks with South Korea's Acting President Hwang Kyo-Ahn later, after China challenged him to come up with a new way t | JUNG YEON-JE via Getty Images
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La Chine a annoncé mardi avoir conduit avec succès un test d'interception de missile à l'aide de son système de défense au sol, à l'heure où les tensions dans la péninsule coréenne restent vives.

Ce test d'interception d'un missile balistique à portée intermédiaire a été effectué lundi et a "atteint l'objectif fixé", selon un très bref communiqué du ministère chinois de la Défense.

"Il s'agissait d'un test défensif, qui ne ciblait aucun pays" en particulier, insiste-t-il, sans autres détails.

Pour autant, ce test de missile chinois intervient alors que les tensions s'intensifient à nouveau autour de la Corée du Nord, après des échanges de déclarations belliqueuses entre Pyongyang et Washington, avivant le spectre d'une confrontation.

Les Etats-Unis ont déployé en Corée du Sud un vaste bouclier anti-missile (Thaad), en dépit des vives objections de Pékin, qui estime que ce système entrave sa propre force de dissuasion.

Dans son récent discours annuel sur l'état de l'Union, le président américain Donald Trump a ainsi mis en garde contre "la complaisance et les concessions" face à la menace nucléaire nord-coréenne, qualifiant le régime de Kim Jong-Un de "dictature cruelle".

La Corée du Nord sera bientôt, "d'ici quelques mois", en mesure de frapper les Etats-Unis avec une arme nucléaire, a de son côté affirmé la CIA fin janvier.

Donald Trump a fait des ambitions nucléaires de Pyongyang le défi international numéro un de son administration, et selon de nombreux observateurs, l'option d'une frappe militaire préventive est toujours sérieusement envisagée à Washington.

Ainsi, selon le quotidien Washington Post, celui qui était pressenti pour devenir ambassadeur des Etats-Unis en Corée du Sud, l'universitaire et diplomate Victor Cha, a finalement été écarté par l'administration Trump après avoir critiqué en privé la stratégie du président et l'éventualité d'une frappe ciblée contre le pays reclus.

Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson continue néanmoins de défendre une solution diplomatique pour convaincre Pyongyang de revenir à la table des négociations sur son programme nucléaire.

M. Tillerson a ainsi assuré lundi que le vice-président américain Mike Pence ou d'autres représentants de Washington pourraient rencontrer des officiels nord-coréens lors des JO d'hiver en Corée du Sud.

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