Début à Bruxelles du volet belge du procès de Salah Abdeslam

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SALAH ABDESLAM
Salah Abdeslam, one of the suspects in the 2015 Islamic State attacks in Paris, appears in court during his trial in Brussels, Belgium February 5, 2018. REUTERS/Emmanuel Dunand/Pool ATTENTION EDITORS - THE DEFENDANT'S FACE HAS BEEN PIXELATED BY JUDICIAL ORDER. | POOL New / Reuters
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INTERNATIONAL - Le volet belge du procès de Salah Abdeslam, l’un des membres présumés des attentats terroristes du 13 novembre 2015 à Paris resté en vie, a débuté ce lundi matin à Bruxelles.

Dans ce procès, Salah Abdeslam comparait avec un autre complice, Sofien Ayari, pour avoir participé à une fusillade ayant eu pour cible des policiers à Bruxelles en mars 2016 pendant une perquisition dans la commune bruxelloise de Forest.

Trois policiers avaient été blessés et un assaillant, Mohamed Belkaïd, un des logisticiens présumé des attentats de Paris, comme le rapporte Le Monde, a été tué lors de cette fusillade.

L'ouverture de ce procès se déroule sous une très haute surveillance, avec une forte présence de journalistes.

Jusqu'à 40 ans de prison

Dans une déclaration à la presse, le président du tribunal de première instance de Bruxelles, Luc Hennart, a affirmé que l'ampleur de la peine à laquelle pourront être condamnés Salah Abdeslam et Sofien Ayari "fera l'objet de débats entre le procureur fédéral et la défense, notant que la loi permettant la correctionnalisation de tels dossiers, entre-temps annulée par la Cour constitutionnelle, prévoyait une peine de 40 ans".

"Si le procureur réclame 40 ans de réclusion, il est probable que la défense fera valoir que la peine maximale est de 20 ans", a-t-il expliqué.

L'avocat de l'association V-Europe, qui représente plus 200 victimes des attentats de Bruxelles, a fait une demande de constitution de partie civile au début de l'audience.

Les deux prévenus sont poursuivis pour avoir, le 15 mars 2016, commis une tentative d'assassinat sur plusieurs agents de la police judiciaire fédérale de Bruxelles, deux policiers français et des membres des unités spéciales, avec la circonstance aggravante que ces actes ont été commis dans le cadre de faits de terrorisme. Il leur est aussi reproché d'avoir détenu des armes prohibées, en l'occurrence deux fusils d'assaut ainsi que des munitions.

Salah Abdeslam, est en outre en état de récidive légale, après avoir été condamné le 25 février 2011 à un an de prison par un tribunal du Brabant wallon pour vol.

"Mon silence ne fait pas de moi un criminel, c'est ma défense"

Salah Abdeslam est le dernier survivant du commando de jihadistes responsables des attentats de Paris en 2015, qui ont fait 130 morts. Comme le rappellent nos confrères du HuffPost France, depuis son arrestation en mars 2016, ce dernier se terre dans le silence.

Toujours selon la même source, Salah Abdeslam a cependant prononcé quelques mots pendant le procès, toujours en cours: "Je suis fatigué, je ne souhaite répondre à aucune question". "Mon silence ne fait pas de moi un criminel, c'est ma défense", rapporte le HuffPost France, citant l'AFP. "C'est en mon Seigneur que je place ma confiance (...) Ce que je constate c'est que les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières. Je n'ai pas peur de vous."

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