Les choses semblent s'arranger entre la présidence de la République et le Syndicat des journalistes (VIDÉO)

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BCE BGHOURI
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Suite à la polémique sur la répression des journalistes par les forces de l'ordre durant les dernières manifestations, et après la journée de colère annoncée par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le président de la République, Béji Caid Essebsi a convié lundi les membres du bureau exécutif du syndicat, afin de clarifier certains points, et essayer de calmer les esprits.

Béji Caid Essebsi a réitéré le soutient de l’État à la liberté de la Presse, soulignant que les accusations quant à de prétendues "agressions ciblées", sont totalement infondées.

Sur fond de métaphores, Caid Essebsi et Néji Bghouri, président du SNJT, ont discuté de l'importance de la protection de la liberté d'expression dans un pays démocratique, et le rôle crucial de la liberté de la Presse, un des principaux garants de la démocratie.

À l'issue de cette réunion, le président du SNJT a tenu un point de presse au palais de Carthage, au cours duquel il a déclaré que le syndicat a fait part au président des restrictions dont avaient été victimes les journalistes, soulignant une réaction positive de la part de Béji Caid Essebsi, qui dit-il, a exprimé un "engagement réel" de protéger la liberté de la presse, quelles que soient les circonstances.

"La dialogue se poursuivra, afin de permettre à la presse de faire son travail en toute indépendance et liberté" conclut Bghouri.

Tout a commencé avec la déclaration du président de la République Béji Caïd Essebsi, le 13 janvier 2018, contre les journalistes de la presse internationale remettant en cause leur professionnalisme et leur impartialité.

Le lendemain de cette déclaration, Michel Picard, correspondant français de RFI, avait été interpellé et emmené au poste de la Garde nationale où il a été prié de répondre à plusieurs questions, et de signer un document en arabe sans traduction officielle.

Suite à cela, le SNJT a mis en garde contre une "politique anti-presse" menée par l’État, dénonçant l’existence d’une volonté gouvernementale d’imposer une législation restrictive visant à étouffer les libertés de la Presse, d’expression et de manifestation.

Soutenu par plusieurs organisations nationales et internationales, le syndicat a fini par appeler à une journée de colère, qui avait rassemblé un grand nombre de journalistes.

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