Le film tunisien "Zulu Rema" de Haithem Sakouhi sélectionné dans le cadre du MOBILE FILM FESTIVAL 2018 (VIDÉO)

Publication: Mis à jour:
Imprimer

La sélection 2018 du MOBILE FILM FESTIVAL a lieu jusqu’au 27 février prochain (sur les réseaux sociaux Youtube, Facebook et sur le site du festival). Depuis 13 ans, l'événement donne la chance à des jeunes du monde entier de réaliser librement un film, sur le sujet de leur choix, sans aucune contrainte budgétaire ni technique.

Le principe? 1 mobile, 1 minute, 1 film! Un pari réussi cette année par 50 films aux sujets et traitements très différents. Parmi ces sélectionnés, on retrouve 3 jeunes réalisateurs maghrébins, 1 algérien, 1 marocain et 1 tunisien.

Le film tunisien sélectionné est une œuvre du réalisateur Haithem Sakouhi intitulée "Zulu Rema". Il s'agit du portrait d'Emer Guesmi aka "Zulu Rema", un danseur tunisien hors du commun.

Accidentellement privé de l'usage de ses jambes, Emer Guesmi a réussi à s'imposer à l'âge de 16 ans comme un véritable prodige dans l'art du breakdance. Le travail acharné qui rythme sa jeune carrière est déjà une belle leçon de vie qui a émue le monde entier. Un court-métrage de Mohamed Abdullah, intitulé "Hope" (Espoir), lui a déjà été consacré remportant cette année le prix Fan Favourite du Festival du film de Toronto.

h

Avec le très court-métrage "Zulu Rema", fraichement réalisé en décembre dernier, Haithem Sakouhi signe un "hymne à l'espoir" saluant le parcours de ce héros des temps modernes. Jeune diplômé en réalisation Haithem a déjà deux films à son actif, le documentaire amateur Sans destin (2016) et le film indépendant 1999 (2017), qui a reçu plusieurs distinctions nationales dont une nomination dans la section "cinépromesse" des JCC.

"C'est ma première participation au Mobile Film Festival et je connais Emer depuis 6 mois, je l'ai vu au cours d'une soirée hip-hop. On est devenus rapidement amis, l'idée de faire un film sur lui a commencé progressivement à prendre forme", explique Haithem Sakouhi au HuffPost Tunisie. "Le choix d'Emer ne se basait pas seulement sur ses capacités de danseur mais sur ses aptitudes à voir la vie sous un nouvel angle, faire de l'infirmité un point fort dans sa carrière et dans sa vie".

Informé de la compétition par son école, Haithem et son ami sont vite interpellés, "nous avons rapidement trouvé un iPhone avec lequel filmer puisque nous n'en avons pas. La débrouillardise est le mot d'ordre de ce film: essayer de trouver des moyens et en créer", confie-t-il.

"Nous sommes heureux de cette sélection d'abord parce qu'il s'agit du seul film tunisien sélectionné, mais aussi parce qu'il a trouvé un impact auprès du public."

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.