"Altered Carbon: On a testé l'enveloppe de la nouvelle série Netflix et on s'est senti mourir

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ALTERED CARBON
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SÉRIES - Avez-vous déjà imaginé être mis sous-vide? Dans une pochette plastique, qui vous colle à la peau, comme un morceau de viande? L'idée dérange n'est-ce pas... Une espèce de gêne s'installe, en particulier chez les claustrophobes.

C'est pourtant l'expérience que proposait Netflix dans son lieu éphémère parisien, rue du Roi de Sicile, du 26 janvier au 1er février pour le lancement de la série de science-fiction "Altered Carbon", dont les 10 épisodes sont disponibles à partir de ce vendredi 2 février.

"Bienvenue en 2384", lancent les acteurs en blouses blanches en nous accueillant dans la Galerie Wanted, redécorée pour l'occasion. Tout comme les tenues des "scientifiques" qui nous guident pendant l'expérience, les murs sont d'un blanc immaculé, à en faire plisser les yeux.

Dès l'entrée, on nous explique qu'ici et maintenant -c'est-à-dire en 2384- on peut changer de corps et avoir sa conscience téléportée dans la carcasse d'un autre: "Avez-vous déjà voulu être plus grand? Plus mince? Plus fort?". Les possibilités sont multiples.

Dans le scénario d'"Altered Carbon", le corps humain est réduit à une enveloppe de chair qui contient la disquette de notre conscience, appelée "cortical stack" ("pile mémoire" dans le livre dont est inspirée la série). À l'image d'une clé USB que l'on brancherait à un ordinateur, cette mémoire peut être réimplantée dans n'importe quel corps, dès que celui-ci est endommagé ou dysfonctionnel.

Votre nouvelle enveloppe charnelle est livrée dans ce sac plastique et plongée dans une sorte de liquide amniotique. Cette expérience, le héros d'"Altered Carbon", Takeshi Kovacs (Joel Kinnaman) la vit dès les premières minutes de la série. Cet ancien membre des Corps Diplomatiques, tué pendant une mission, revient à la vie près de trois-cent ans après son assassinat. Il est alors engagé par le richissime Laurens Bancroft (James Purefoy) qui le charge de résoudre son meurtre.

Heureusement, il n'y a point de liquide dans la poche de l'événement créé par Netflix pour promouvoir son nouveau show. Pour implanter votre conscience dans l'enveloppe corporelle d'un autre, les "chercheurs" vous proposent simplement de vous allonger dans une housse identique à celle que l'on utilise pour ranger ses vêtements. Vous savez, celle dont on vide l'air avec un aspirateur! Et autant être franc, on s'est vu mourir. Malgré toutes les précisions de celui qui referme la pochette plastique, on n'en mène pas large. Est-ce une angoisse universelle? Certainement.

Alors que la fermeture éclair se zippe en intégralité, un sentiment d'enfermement et de panique nous serre la gorge. La bouche d'aération parfaitement visible devant nous n'y change rien. Placé en position fœtale, on trouve le temps un peu long... Pour pousser un peu plus le réalisme de l'expérience, un masque à oxygène est placé près de nous.

Se faire enfermer dans un sac plastique de la sorte est si peu naturel, que l'expérience ne dure qu'une trentaine de secondes. Le temps que l'appareil photo, accroché au plafond, puisse saisir cet instant d'angoisse et qu'on nous libère.

Netflix n'a peut-être pas poussé le réalisme de l'expérience jusqu'au bout. Il aurait été sympathique de ressentir de l'air froid ou une sensation d'engourdissement une fois la fermeture remontée. Mais quand on voit le traumatisme de Takeshi dans la série lors de cette "renaissance", on se dit que finalement, c'était vraiment suffisant.

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