La moitié des américains pensent que les filières sciences et technologie sont "trop difficiles"

Publication: Mis à jour:
SCIENCE
Stanislaw Pytel via Getty Images
Imprimer

Plus de 52% des américains adultes pensent que la principale raison qui fait que de plus en plus de jeunes étudiants ne choisissent pas les filières sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques (STEM, acronyme en anglais), est due la difficulté de ces cursus, selon un sondage de Pew Research Center.

Les résultats d’un sondage de Pew Research Center (PRC), publiés le 18 janvier 2018, sur les raisons qui poussent de plus en plus de jeunes étudiants à ne pas choisir les filières sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques (STEM) aux universités, montrent que plus de la moitié des américains adultes considèrent que ces filières sont "trop difficiles". "Quand on demande aux Américains pourquoi de plus en plus d'étudiants ne poursuivent pas de cursus en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques (STEM), ils sont plus susceptibles d'indiquer la difficulté de ces matières", indique Pew Research Center. "Environ la moitié des adultes (52%) disent que la raison principale pour laquelle les jeunes ne poursuivent pas de filières STEM est que ces sujets sont trop difficiles", ajoute l’étude.

Selon PRC, la désaffection pour ces filières est depuis quelques temps un sujet d’inquiétude ou du moins de questionnement "des décideurs et des éducateurs" se demandent pourquoi les étudiants ne poursuivent pas des études dans un domaine des STEM "tout en sachant que même ceux qui ont un diplôme de premier cycle dans ces filières gagnent plus que les diplômés d’autres filières". "Seulement un tiers des travailleurs (33%) âgés de 25 ans et plus, avec au moins un baccalauréat, ont un diplôme de premier cycle dans un domaine STEM", selon Pew Research Center.

Dans des proportions plus faibles (que les 52%, ndlr), 23% des répondants indiquent que "la raison principale pour laquelle les jeunes ne poursuivent pas de cursus dans les STEM est que ces sujets ne sont pas utiles pour leur carrière" ou "que ces sujets sont trop ennuyeux (12%)".

Dans ce sondage, les répondants ayant un diplôme universitaire (première graduation ou plus) "sont plus susceptibles que ceux moins scolarisés de dire que la raison principale est que les jeunes pensent que les matières STEM sont trop difficiles (63% contre 46%)". "Ceux qui n'ont pas de diplôme universitaire, sont environ deux fois plus susceptibles que les diplômés des universités d’avancer, comme principale raison" de la désaffection des jeunes pour ces filières, "c’est que ces sujets ne sont pas utiles pour leur carrière (27% contre 13%)", poursuit l’étude.

La barrière du coût et du temps

Citant des statistiques tierces, l’étude de PRC affirme qu’"en 2016, seulement 13% de la main-d'œuvre des États-Unis travaillait dans les professions liées aux STEM, tandis que la grande majorité (87%) travaillait dans d'autres professions". Mais dans le sondage, "quatre

travailleurs sur dix (40%) se disent quelque peu intéressés à poursuivre un emploi ou une carrière en STEM à un moment donné de leur vie".

L'enquête a demandé aux travailleurs "non-STEM" pourquoi n'ont-ils pas eu d’intérêt pour ces filières. "La raison la plus souvent citée était la barrière de coût et de temps (27%), telles que les dépenses élevées nécessaires pour la formation, ou le manque d'accès aux ressources et aux opportunités. Un répondant sur cinq (20%) dit que la raison pour laquelle il n'a pas poursuivi de carrière en STEM c’est parce qu’il s’intéressait à un autre domaine, alors que 14% disent avoir trouvé que les cours en STEM étaient trop difficiles ou qu'elles sont sans intérêt", affirme PRC. Cependant, 9% des répondant affirment avoir travaillé dans un secteur de STEM, mais ont changé pour une autre filière.

L’étude note qu’il y a des différences entre les répondants avec ou sans diplôme d'études universitaires dans les raisons avancées pour expliquer leur désaffection pour une carrière dans les STEM. "Les personnes qui n’ayant pas poursuivi des études universitaires "sont environ trois fois plus susceptibles que les diplômés des universités de mentionner des barrières de coût ou de temps (36% contre 11%)". "Tandis que les diplômés des universités sont plus enclins à dire qu’ils ont trouvé les filières STEM trop difficile ou ayant perdu l'intérêt pour le sujet (21% contre 11%)".

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.