Tunisie: Chaque année, plus de 142 mille tonnes de déchets dangereux sont jetés dans la nature

Publication: Mis à jour:
TUNISIA WASTE
A man carries a matresss to burn it on March 5, 2011 with trash left by the thousands of foreign workers waiting to leave Libya and cross the border into Tunisia in Ras Djir, about 175 kms from Tripoli. Thousands of foreign workers desperate to flee deadly unrest in neighboring Libya have turned the airport of the Tunisian resort island of Djerba into another kind of gateway. The number of people fleeing Libya through Tunisia since February 20 has reached 100,000, according to regional Red Cresc | JOEL SAGET/AFP/Getty Images
Imprimer

“Chaque année, plus de 142 mille tonnes de déchets dangereux sont jetés directement dans la nature” a fait savoir la juge de la Cour des Comptes Aicha Ben Hassen sur les ondes de Mosaïque Fm. Un chiffre effrayant qui risque d’augmenter, a-t-elle encore estimé en précisant que ces données datent de 2008.

Selon Ben Hassen, ces déchets toxiques représentent une menace environnementale qui nécessite la mise en place d’une stratégie globale. Elle a, en effet, évoqué, lors de son audition à la Commission de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption au parlement, les mesures et les recommandations nécessaires pour limiter ce fléau et optimiser la gestion des déchets.

Elle a souligné la nécessité de renforcer le contrôle des tournées de ramassage et des décharges destinées aux déchets dangereux, d'accélérer l'achèvement du cadre juridique relatif au traitement de ces derniers et de le mettre à jour conformément aux normes internationales. Elle a en outre appelé à l’adoption d’un système informatisé comprenant toutes les informations nécessaires pour suivre de près le processus du traitement des déchets dangereux notamment l’identification de leurs origines et les itinéraires de collecte.

D’après Omar Zouaghi, cadre de l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGED), la Tunisie dispose d’un arsenal juridique, organisationnel et technique pour la gestion de ces déchets. Il a précisé qu’en Tunisie, le principe de la gestion des déchets dangereux consiste à faire payer au polluant le coût de la gestion de ses déchets et à présenter aux industriels le soutien technique nécessaire pour adhérer à la gestion durable des déchets.

Des plans d’actions antipollution ont été également adoptés et des nouveaux centres de traitement de déchets ont été créés récemment afin d’améliorer la situation environnementale du pays.

En outre, d'après les données de l'Agence Nationale de Gestion des Déchets (ANGED), neuf grandes décharges anarchiques dont la “Cimenterie” à Bizerte, "El Kantara" à Djerba et “Ghar Ettfal” ont été fermées.

Selon la même source, près de 140 petites et moyennes décharges anarchiques ont été réhabilitées ou fermées durant ces dernières années.

Conscient de la menace environnementale, le ministère des Affaires locales et de l'environnement envisage d'adopter une nouvelle approche de recyclage des déchets de construction. Cette approche sera de collecter des déchets des chantiers moyennant une contrepartie financière, de les recycler et de les réutiliser par la suite.

LIRE AUSSI:
Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.