Selon le ministre de l'Intérieur, des "Takfiristes" ont avoué avoir participé aux derniers mouvements sociaux pour un but précis

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LOTFI BRAHEM
Tunisian nominated interior minister Lotfi Brahem (C) attends a parliamentary session ahead of a vote of confidence in the prime minister's reshuffled government, on September 11, 2017, in Tunis.Tunisian Prime Minister Youssef Chahed on September 6, 2017 announced a major cabinet reshuffle, replacing the key ministers of interior and defence. Three of 11 new faces in the 27-member government served as ministers under the rule of president Zine El Abidine Ben Ali, who was overthrown in Tunisia's | FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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En marge de son audition en commission à l'Assemblée des représentants du peuple, le ministre de l'Intérieur Lotfi Brahem a affirmé que plusieurs éléments appartenant à Daech ou Al Qaida arrêtés en marge des récents mouvements sociaux ont indiqué avoir reçu des ordres pour permettre à des terroristes de rentrer sur le territoire tunisien.

"On est en train de voir certains mouvements de combattants de Daech et d'Al Qaida qui appellent à l'agitation de la rue en Tunisie pour en tirer profit. Il y a eu un appel relayé par des communiqués de leur branche armée à mener des agitations dans les rues de la Tunisie pour permettre à des terroristes de pénétrer dans les montagnes tunisiennes" a-t-il expliqué ajoutant que d'autres sources sécuritaires en dehors du ministère de l'Intérieur ont confirmé ces mouvements.

"Nous avons pu arrêter entre 36 et 40 membres que l'on peut qualifié de takfiristes qui ont participé à des opérations de vols et de pillages et ont brulé des pneus et ce à Nefza, Gafsa, Kasserine, Béja et Tunis" a-t-il énuméré.

Durant le mois de janvier, la Tunisie a connu plusieurs nuits de tensions suite à la hausse des prix engendrée par la loi de Finances 2018.

En marge de ces protestations, plusieurs actes de pillage, de vol et de vandalisme ont eu lieu. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khalifa Chibani avait alors affirmé que ces protestations étaient "organisées" dans un but précis.

Le chef du gouvernement Youssef Chahed avait quant à lui pointé du doigt le discours irresponsable de certains dirigeants du Front Populaire mais également les réseaux de contrebande, et les lobbies de corruption comme étant à l'origine des protestations.

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