Elections en Egypte: un proche d'un candidat exclu blessé au couteau (avocat)

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EGYPT
People look out of a bus window in front of a huge banner for Egypt's President Abdel Fattah al-Sisi from the campaign titled “Alashan Tabneeha” (So You Can Build It), for the upcoming presidential election in Cairo, Egypt, January 22, 2018. REUTERS/Amr Abdallah Dalsh | Amr Dalsh / Reuters
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Un responsable de l'équipe de campagne d'un candidat récemment écarté de la prochaine élection présidentielle en Egypte a été blessé à l'arme blanche samedi au Caire, a indiqué son avocat à l'AFP.

Une source de sécurité a assuré que Hisham Geneina a été blessé lors d'une querelle après un accident de voiture, semblant exclure un motif politique.

Une autre source de sécurité a confirmé l'utilisation d'"arme blanche" durant l'altercation.

L'entourage de M. Geneina parle en revanche d'une attaque.

Selon son avocat Me Ali Taha, il a été "violemment frappé à coups de couteau au visage" et a également eu une jambe "cassée".

"Deux voitures ont déboulées et (des hommes) ont tenté de le kidnapper", a déclaré à l'AFP Zyad El Alaimy, un avocat qui a accompagné M. Geneina au commissariat.

M. Geneina a été hospitalisé après avoir été retenu au commissariat pour le dépôt de sa plainte, a précisé Me El Alaimy.

Plusieurs photographies relayées sur les réseaux sociaux montrent M. Geneina visiblement très affaibli, l'oeil gauche entaillé et la cuisse gauche ensanglantée.

Limogé de son poste de président de l'Autorité centrale d'audit en 2016 par le président Abdel Fattah al-Sissi, M. Geneina était un membre important de l'équipe de campagne de Sami Anan, ex chef d'état-major de l'armée et candidat récemment exclu de la présidentielle du 26 mars. M. Geneina est aussi un chantre de la lutte contre la corruption d'Etat.

Au moment de "l'attaque", a expliqué Me Taha, M. Geneina se rendait à la Cour suprême administrative devant laquelle il conteste toujours son renvoi du poste de président de l'Autorité centrale d'audit.

"Je ne vois qu'un motif politique" derrière "l'attaque", a affirmé Hazem Hosni, également membre de l'équipe de campagne de Sami Anan.

Ce dernier, un ancien général à la retraite qui avait annoncé son intention de se présenter à la présidentielle, a été écarté par l'Autorité nationale des élections après avoir été accusé d'avoir falsifié des documents pour pouvoir se présenter.

Ni sa famille, ni ses avocats n'ont pu joindre M. Anan depuis qu'il s'est présenté mardi devant un procureur militaire, a affirmé M. Hosni, qui le considère comme victime d'une "disparition forcée".

L'issue de l'élection présidentielle, la troisième en Egypte depuis la révolution populaire de 2011, ne semble faire guère de doute.

Comme lors de son élection en 2014, M. Sissi, qui dirige le pays d'une main de fer, se retrouve en effet sans opposant sérieux.

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