Sommet africain: Le Maroc marque son entrée au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA

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REUTERS/Tiksa Negeri | Tiksa Negeri / Reuters
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UNION AFRICAINE - C’est un moment important depuis le retour du Maroc à L'UA, s'est félicité le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita. Le Maroc a marqué, vendredi à Addis-Abeba, son entrée au sein du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), un organe central de l’Union africaine (UA) qui supervise l’architecture de sécurité et de stabilité dans le continent.

Le Maroc, qui siègera ainsi au CPS pour un mandat de deux ans (2018- 2020), renouvelable, a recueilli 39 voix et 16 abstention. Les deux-tiers nécessaires pour cette élection est de 36 voix.

Conformément au mécanisme établi par le Protocole relatif au CPS, l’organe exécutif de l’UA se compose de 15 États membres, à savoir dix pays élus pour un mandat de deux ans et cinq autres élus pour un mandat de trois ans, ceci afin d’assurer une continuité dans les activités du CPS.

Le Maroc était cette année le seul candidat en lice depuis le désistement de l'Algérie le 22 janvier dernier. "L’Algérie, dont le mandat arrive à échéance à la fin de ce mois, ne sera pas candidate pour le nouveau mandat 2018-2019, mais se présentera pour un mandat de 3 ans en 2019, et ce, dans le cadre de l’application du principe de rotation entre les pays membres de l’organisation", avait ainsi déclaré Abdelakader Messahel, le ministre algérien des Affaires étrangères, cité par l'agence de presse algérienne APS.

Selon nos confrères de Telquel, qui citent une source "proche du dossier", "ce retrait de candidature intervient après 'une évaluation qui laissait peu de chance' à l’Algérie de conserver son siège".

"Promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité"

"Le Maroc est parmi les rares pays qui ont participé à plusieurs opérations de maintien de la paix", a rappelé Nasser Bourita ce 26 janvier, ajoutant que le royaume dispose d’une expérience diversifiée dans le domaine de la prévention des conflits et dans la gestion des crises qu’il apportera au CPS, non sans souligner que cet organe traite également des questions stratégiques pour le Maroc.

"Le CPS demeure une plateforme essentielle pour les États membres de l’UA désireux de promouvoir leur politique étrangère dans le domaine de la paix et de la sécurité", indique pour sa part la MAP.

L’un des objectifs du CPS clairement définis par l’Acte constitutif de l’UA est de "promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité sur le continent", selon les principes du "règlement pacifique des conflits entre les États membres de l’Union par les moyens appropriés qui peuvent être décidés par la Conférence de l’Union", poursuit l'agence de presse.

L’Acte constitutif de l’UA, adopté au sommet de Syrte II le 11 juillet 2000, a constitué un tournant dans l’histoire de l’organisation panafricaine qui allait accorder la priorité au développement et à la sécurité notamment par la mise sur pied d’un Conseil de paix et de sécurité.

Le Protocole relatif à la création du CPS, adopté en juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), a établi les principaux piliers de l’architecture de paix et de sécurité africaine. Ce protocole est entré en vigueur le 26 décembre 2003 après les 27 ratifications requises et le CPS a été lancé officiellement le 25 mai 2004.

Un an après le retour du Maroc au sein de l'Union africaine, le scrutin entérinant l'entré du royaume au sein du Conseil de Paix et de Sécurité de l'UA marque cette première journée du 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA. La Conférence des chefs d’État à Addis-Abeba, en Ethiopie, est quant à elle prévue les 28 et 29 janvier 2018.

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