Les médecins résidents poursuivront leur protestation "jusqu'à satisfaction de leurs revendications"

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ALGERIA DOCTORS
Resident doctors strike at mustapha bacha hospital in Algiers in Algeria on January 23, 2018, to request exemption from the national service and Improve training conditions. (Photo by Billal Bensalem/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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Les médecins résidents, dont la grève a été jugée "illégale" mercredi par le tribunal de Bir Mourad Raïs, poursuivront leur mouvement de protestation "jusqu'à satisfaction de leurs revendications". Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) a exprimé dans un communiqué la détermination des protestataires à aller jusqu'au bout, annonçant une action nationale la semaine prochaine.

Les grévistes ont tenu en début de la soirée de mercredi leur sit-in dans l'enceinte du centre hospitalo-universitaire (CHU) Mustapha-Pacha, malgré l'ordre du tribunal administratif d'Alger d'évacuer les lieux de leurs rassemblements.

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La réunion de la commission intersectorielle tenue mercredi 24 janvier en présence des représentants du bureau national du CAMRA, n'a abouti à aucun accord entre les deux parties. Les grévistes ont "du interrompre cette rencontre après neuf heures de dialogue stérile", ont-ils déclaré dans le même communiqué.

Les médecins résidents ont dénoncé un manque d'implication sérieuse et de volonté de trouver une solution la part des autorités. "Aucune réponse satisfaisante n'a été donnée", rajoute-t-on.

Le collectif a également annoncé sa décision de poursuivre, coûte que coûte, le mouvement de grève et le boycott des examens du DEMS, jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. Son bureau a annoncé une action nationale la semaine prochaine, pour maintenir la pression sur les autorités concernées, dont le ministère de la Santé, qui s'était engagé à prendre en charge les revendications dépendant de ce secteur.

Le collectif a expliqué dans le communiqué que la date de cette action sera communiquée prochainement, évoquant même un durcissement du mouvement, sans donner plus de détails.

Après deux mois de mouvements de revendications à travers plusieurs wilayas du pays, les médecins résidents ont rencontré au le ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui au siège du ministère. Le premier responsable de la tutelle a annoncé la prise en charge des revendications ne dépendant que de son secteur, annonçant la création d'une commission intersectorielle.

La commission intersectorielle créée à l’initiative du ministère de la santé pour prendre en charge les revendications des médecins résidents, se réunira plusieurs fois dans les jours qui viennent pour étudier chaque revendication notamment celle du service civil.

Outre cette grève qui boucle son deuxième mois, il convient de rappeler que les épreuves du diplôme d'étude médicale spécialisée (DEMS), qui sanctionne la fin des études de spécialisations, prévues tout au long du mois de janvier ont été toutes boycottées.

Les médecins résidents s’insurgent contre le fait qu’ils soient affectés d’office dans des régions isolées pour travailler dans une infrastructure publique durant au moins deux années sans que leurs situations familiales ne soient prises en considération. Ils revendiquent, notamment la révision du service civil dans sa forme actuelle.

Les grévistes se plaignent des conditions de travail difficiles au niveau des régions vers lesquelles ils sont généralement affectés. Des conditions difficiles qui se caractérisent, notamment par l’absence de logements, de moyens de transports ou encore de moyens propres à leurs métiers et même d’agents paramédicaux.

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