Un ancien ministre toujours présent sur la scène politique faisait partie d'une cellule terroriste en Algérie dans les années 1990 affirme Leila Chettaoui

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Facebook/Leila Chettaoui
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Invitée de l'émission "Politica" sur Jawhara Fm, la députée Leila Chettaoui, membre de la commission d'enquête parlementaire sur l'envoi des jeunes dans les zones de conflit a affirmé qu'un ancien ministre tunisien faisait partie d'une organisation terroriste qui opérait en Algérie dans les années 1990.

"Dans les années 1990, il y avait une cellule terroriste au sein de laquelle se trouvait des Tunisiens dont celui qu'on appelle aujourd'hui Abou Iyadh" a affirmé la députée indiquant qu'il jouait le rôle de "passeur" en faisant entrer des terroristes sur le territoire algérien.

Dans cette cellule se trouvait "un homme politique qui se trouve aujourd'hui sur la scène politique tunisienne (...) c'était un passeur. Il faisait ses études là-bas" indique-t-elle sans en révéler le nom, confirmant le fait qu'il s'agit d'un "ancien ministre".

Selon elle, il est encore actif sur la scène politique tunisien "bien après 2015" refusant de divulguer son nom ajoutant avoir un "devoir de réserve".

"Pourquoi je révèle ça aujourd'hui? parce que durant 10 ans les choses se sont arrêtées" puis en 2 ans après la révolution "tout s'est organisé".

"À la fin de l'année 2011, on a reçu des prédicateurs dont le plus dangereux a été Ahmed Omar Al Hazimi qui a recruté de nombreux jeunes, les a formé et leur a donné des moyens; et ce en faisant ces prêches de la Mosquée de la Cité El Khadhra à la grande mosquée de Médenine" décrit la députée.

Selon elle, Ahmed Omar El Hazimi a formé à Daech un courant appelé "le courant Al Hazimi, un des plus dangereux courants de Daech".

Après la révolution tunisienne, de nombreuses mosquées sont sorties du contrôle de l'État. En 2014, le ministère des Affaires religieuses a pu reprendre en main 98 mosquées qui échappaient à son contrôle et où officiaient des extrémistes
depuis le déclenchement de la révolution, avait déclaré le chef de cabinet du ministre des Affaires religieuses, Abdessattar Badr. En 2015, le ministre en charge des relations avec les institutions constitutionnelles et la société civile Kamel Jendoubi avait affirmé la fermeture de plusieurs mosquées et l'arrêt des travaux de construction de deux mosquées qui étaient en dehors du contrôle de l'État.

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