Khemaies Jhinaoui à propos de la visite de Macron en Tunisie: "On attend beaucoup de choses de la France"

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En marge de sa participation à la tête de la délégation officielle au World Economic Forum qui se tient à Davos du 23 au 26 janvier 2018, le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui est revenu sur la situation économique de la Tunisie mais également sur la visite d'État du président français Emmanuel Macron en Tunisie à la fin du mois au micro de France 24.

Le retrait de la Tunisie de la liste noire des paradis fiscaux

Interrogé sur le retrait de la Tunisie de la liste noire de l'Union Européenne des paradis fiscaux, le chef de la diplomatie tunisienne a affirmé que "c'est une excellente nouvelle" regrettant que la Tunisie ait été sur cette liste: "Nous n'aurions pas dû être sur cette liste mais malheureusement c'est une question de procédure et de délai" a-t-il indiqué avant d'ajouter:"J'espère maintenant que l'on va continuer cette coopération pour se conformer aux conditions proposées par la partie européenne".

La visite d'Emmanuel Macron en Tunisie

"Il est attendu. Il va avoir un discours devant le parlement tunisien. Il présidera également un séminaire économique" a affirmé Khemaies Jhinaoui.

Pour lui, il y a beaucoup d'attente de la part de la Tunisie de cette visite officielle: "La France c'est notre premier partenaire au niveau économique et au niveau politique. On attend beaucoup de choses de la France: un appui direct à la Tunisie au niveau bilatéral, c'est à dire augmenter les investissements puisque la Tunisie a effectué plusieurs réformes pour rendre le pays plus attractif en matière de partenariats et d'investissements" a-t-il précisé.

"On a préparé plusieurs feuilles de routes fixant les axes de la future coopération que l'on souhaiterai entreprendre avec la partie française" a-t-il indiqué.

L'ALECA

Concernant l'Accord de Libre Échange Complet et Approfondi que négocient actuellement la Tunisie et l'Union Européenne, Khemaies Jhinaoui affirme que "les négociations sur l'accord de libre échange ont commencé depuis quelques mois. On a eu plusieurs rounds. On espère que dans le cadre de cet accord, on arrive à une formule qui permettra de répondre aux sollicitations des conditions européennes".

Les dernières manifestations en Tunisie sur la loi de finances

"Manifester dans une démocratie, c'est quelque chose de normal" a affirmé le ministre des Affaires Étrangères.

"Ces gens là qui se sont soulevés en 2011 pour réclamer davantage de libertés et de dignité, ils ont eu la liberté puisqu'ils s'expriment librement aujourd'hui, ils manifestent librement. Maintenant reste la dignité, il faut leur donner la chance pour être intégré au niveau économique et donc leur donner surtout la possibilité d'avoir un emploi digne" a-t-il poursuivi.

Face à la hausse des prix, il indique que le gouvernement essaye d'y trouver des solutions: "la cherté de la vie (...) on en est conscient. Le gouvernement fait tout son possible pour répondre aux attentes du peuple en ciblant surtout les catégories sociales qui méritent l'appui du gouvernement".

Cependant, selon lui la loi de finances ne sera pas retirée: "La loi de finances a été votée par le parlement. On ne revient sur une loi qui a été votée par le parlement. On ne peut pas la retirer. Maintenant le gouvernement a préparé une panoplie de mesures pour cibler les couches sociales qui méritent d'être appuyé pour faire face à cette cherté de la vie".

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