Tunisie: Des personnes étrangères seraient impliquées dans l'envoi de Tunisiens vers les zones de conflit

Publication: Mis à jour:
PLANE TUNISIA
Ridha Hajjaji via Getty Images
Imprimer

L'ancien chef de sécurité des avions à l'aéroport Tunis-Carthage, Abdelkrim Abidi, a déclaré au micro de Mosaique FM, que des étrangers seraient impliqués dans les réseaux d'envoi de jeunes vers les zones de conflit, y compris pour la région d'Afrique du Nord.

Abidi affirme qu'il avait même livré à la justice les identités des personnes impliquées, exprimant son étonnement que ces informations n'aient visiblement pas été exploitées par la commission parlementaire d'enquête sur les réseaux d'envoi des jeunes vers les zones de conflit.

"Je ne vais pas faire le travail de la commission. Moi je leur ai donné de nombreuses informations, y compris les identités des personnes étrangères responsables, je leur ai fourni une piste et c'est à la commission de s'occuper des poursuites" a-t-il déclaré ajoutant être contraint de respecter le secret de l'instruction et ne pas pouvoir dévoiler davantage d'informations.

"Je pense que s'ils creusent les informations que je leurs ai données, ils pourront arriver à dévoiler des vérités" a-t-il ajouté.

Le président de l’Organisation tunisienne de la sécurité et de la citoyenneté, Issam Dardouri, avait lui aussi affirmé détenir d’importants documents et informations sur les réseaux d’envoi des jeunes aux zones de conflit, et ce lors de son audition, le 20 novembre dernier, à l’hémicycle du Bardo.

Dardouri, avait également indiqué avoir en sa possession des documents “attestant l’implication de parties officielles turques dans la falsification de passeports pour le retour des terroristes tunisiens en provenance de Syrie".

De son côté, le colonel-major Hichem Meddeb, avait nié l'existence d'une partie précise qui se tient derrière l’enrôlement des jeunes pour aller combattre dans les foyers de tension, ajoutant que les réseaux sociaux ont largement contribué à la mobilisation des jeunes après la révolution.

LIRE AUSSI
Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.