Boujemâa Remili appelle Béji Caid Essebsi à ne pas se présenter à un nouveau mandat et tacle Rached Ghannouchi

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RACHED GHANNOUCHI
Tunisian President Beji Caid Essebsi (R) and Rached Ghannouchi, leader of the Islamist Ennahda movement, gesture during a congress of the Ennahda movement in Tunis,Tunisia May 20, 2016. Zoubeir Souissi | Zoubeir Souissi / Reuters
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Connu pour ne pas mâcher ses mots, Boujemâa Remili, ancien dirigeant de Nidaa Tounes, s’est livré mardi à Jawhara Fm pour brosser un état des lieux de la scène politique en Tunisie en appelant Béji Caid Essebsi à ne pas briguer un deuxième mandat tout en taclant Rached Ghannouci et Ennahdha.

“Il est impossible que le dirigeant d’Ennahdha Rached Ghannouchi soit un jour le président de la République”, a-t-il lancé. Il a estimé que ce dernier serait incapable de gérer le pays. “Ni lui, ni son parti d’ailleurs” a-t-il ajouté en précisant que “même le peuple tunisien ne les laissera pas accéder au pouvoir”.

Selon Remili, Ennahdha ne pourra pas être en premier plan. Il a estimé qu’avec sa vision et son idéologie, le mouvement ne serait pas en mesure de refléter le citoyen lambda. Certes, sa présence dans l'échiquier politique est primordial mais sa position en tant que pionnier sera compliquée à garder et ne jouera pas en sa faveur.

D’après lui, Ennahdha a très bien compris la leçon notamment avec l’échec de l’expérience de la Troïka. Il a estimé que ce dernier a trouvé une position confortable en se réfugiant derrière le Nidaa. “Démocratiquement, Ghannouchi pourra réussir en tant que président. Mais politiquement (...) ça ne sera pas le cas” a-t-il poursuivi en ajoutant qu’il serait incompatible avec l’image d’une Tunisie ouverte et pluraliste.

À ses yeux, c’est Nidaa Tounes qui a réussi, pendant un certains temps, à représenter la “personnalité tunisienne” avec toute sa diversité. D’ailleurs, il a souligné la nécessité de créer un nouveau Nidaa, en phase avec l’année 2018.“Nidaa Tounes de 2012 est mort” a-t-il noté.

Par ailleurs, Remili a estimé qu’un nouveau mandat pour Béji Caïd Essebsi serait inutile en l’appelant à ne pas se présenter aux prochaines élections et à céder sa place à de nouvelles compétences.

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