Benghabrit explique à Londres la démarche algérienne pour améliorer la qualité de l'enseignement

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BENGHEBRIT
Algerian Education Minister Nouria Benghebrit attends a parliamentary session to adopt a package of constitutional reforms on February 7, 2016, in the capital Algiers. Algeria's parliament adopted the constitutional reforms that authorities say will strengthen democracy, but opponents doubt it will bring real change.The reforms are meant to address longstanding public grievances in the North African nation, and possibly to prepare for a smooth transition amid concerns over the health of 78-year- | FAROUK BATICHE via Getty Images
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La ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, a évoqué, mardi à Londres, la démarche entreprise par son département ministériel pour améliorer la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves et préparer l’école algérienne à s’acquitter de missions imposées par le 21e siècle.

"L'amélioration de la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves est une priorité nationale que nous nous attelons à consacrer, notamment par l’amélioration de la prestation pédagogique (...)", a indiqué Mme Benghabrit lors du forum mondial de l’Education qui a regroupé une centaine de ministres et de nombreux experts.

La ministre a expliqué la "démarche singulière" adoptée par son département pour "une formation pertinente des enseignants" pour les préparer à "mieux s’acquitter de leur mission d’identifier et de développer les capacités des élèves à construire un avenir durable en tant que futurs citoyens capables de contribuer aux défis mondiaux".

Cette démarche, basée sur une "dynamique consensuelle" impliquant les partenaires syndicaux et les associations des parents d’élèves, vise à "développer une école de qualité voire d’excellence", a-t-elle précisé.

Dans ce contexte, le ministère a pris une série de mesures pour réaliser un "saut qualitatif", dont une stratégie nationale de remédiation pédagogique pour "mieux répondre aux difficultés scolaires" et prendre en charge la formation des enseignants qu’il considère comme un "défi majeur", a-t-elle dit.

Le ministère de l’Education nationale a procédé, par ailleurs, à des évaluations internes et externes et des expertises qui ont permis de "déceler les insuffisances dans les compétences, notamment celle relative à la compréhension de l’écrit".

"L’absence de maitrise de la compréhension de l’écrit a un impact dangereux sur la maitrise du devenir même des nations, dans un monde de plus en plus digitalisé", a affirmé Mme Benghabrit.

Elle a estimé que "la révolution numérique et l’interconnectivité exigent des systèmes scolaires de doter les élèves de capacités réelles à comprendre l’écrit et le sens profond caché des messages".

Il s’agit de "permettre aux élèves d’être vigilants et de déceler le contenu incitant à l’endoctrinement et au rejet de l’autre. De tels comportements ont atteint des niveaux jamais égalés et causé le déclin de civilisations milliaires en un temps record, notamment dans le monde arabe", a relevé Mme Benghabrit.

Elle a souligné, à cet égard, que l’Algérie qui a payé un "lourd tribut" pendant la tragédie des années 1990, connaît le danger d’instrumentalisation de l’outil informatique, notamment sur les enfants et a choisi d’accompagner les mutations technologiques par l’éducation afin de "prévenir et d’alerter les citoyens".

La ministre a conclu son intervention en relevant que l’Algérie compte actuellement 9,5 millions d’enfants scolarisés dans 27.000 établissements scolaires, avec un encadrement de plus de 700.000 fonctionnaires pédagogiques et administratifs.

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