Ciment blanc: La crise couve en Tunisie, l'OTIC tire la sonnette d'alarme

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Marius Hepp / EyeEm via Getty Images
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La crise du ciment blanc est en train de faire des ravages, avertit l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC) dans un communiqué publié lundi.

L’OTIC a voulu mettre en lumière les répercussions engendrées à la suite de la fermeture de l’usine du ciment blanc de Fernana. “L’arrêt de la production dans la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB) de Feriana, depuis le 26 décembre 2017, a causé l’arrêt de l’approvisionnement des secteurs utilisant le ciment blanc comme matière première, à l’instar de la promotion immobilière, des usines de fabrication du carrelage, de la céramique…” souligne l’organisation. Une menace qui pourrait enflammer les spéculations sur le marché des matériaux de construction, explique-t-elle en évoquant son impact au niveau du pouvoir d’achat des Tunisiens dont principalement ceux de la classe moyenne et des catégories vulnérables.

L’OTIC appelle, par ailleurs, l’Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA) et l'Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) à assumer leur responsabilité afin de trouver les solutions à même de permettre la reprise de la production au sein de la société.

D’autre part, l’organisation met en garde contre le recours à l’importation pour combler la pénurie. Elle estime qu’une telle décision pourrait conduire au renchérissement des coûts de production de la céramique et des prix à la consommation. Elle fait savoir que le prix des produits importés sont deux, voire trois fois plus chers que les produits locaux. Cependant, cette hausse de prix ne peut que nuire au consommateur final, rappelle l’OTIC.

Dimanche, le président de la Chambre nationale de la céramique (Fédération nationale du bâtiment), Mourad Chaieb a appelé le gouvernement à accélérer l’importation du ciment blanc après l’arrêt de l’approvisionnement des usines de la céramique par la société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB) à Feriana (gouvernorat de Kasserine), provoquant ainsi un chômage technique de plusieurs usines, rapporte la TAP.

Consciente de la gravité de la situation, l’UTICA a publié le 19 janvier un communiqué de presse dans lequel elle évoque la possibilité d’un chômage technique et le licenciement de 2800 salariés.

La Société tuniso-andalouse de ciment blanc avait annoncé, le 5 Janvier 2018, la fermeture de l’usine, à partir du 19 Janvier 2018, pour une période de six mois. La société a justifié cette fermeture par la détérioration du climat social à cause de l’intervention du syndicat dans la gestion de la société et des revendications non conformes au travail syndical.

La direction de l'usine a également expliqué sa décision, par l’entrée des fonctionnaires en grève illégale, depuis le 26 décembre 2017, ce qui a entravé le fonctionnement de l'usine.

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