Affaire Latefa : Le ministre du Travail fait le point sur sa page Facebook

Publication: Mis à jour:
MOHAMED YATIM
Mohamed Yatim/Facebook
Imprimer

MISE AU POINT - "Du sadisme". Le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Yatim, ne mâche pas ses mots en exprimant ses impressions sur les mauvais traitements subis par Latefa.

La jeune femme de 22 ans, native de Zagora, a vécu l’enfer pendant une année alors qu’elle travaillait comme employée domestique à Casablanca. La femme qui l’employait a été arrêtée dans le cadre d’une enquête. L’affaire a éclaté, il y a quelques jours, lorsque l’Association INSAF, qui milite pour les droits de la femme et de l’enfant, a pris la défense de Latefa et s’est portée partie civile pour la représenter au procès qui l’opposera à sa "tortionnaire".

Dénonçant les actes de cruauté que Latefa a subis, le ministre a choisi de publier, sur sa page Facebook, une précision relayant les données dont il dispose sur l’affaire. Il indique, dans son post, vouloir partager celles-ci dans leur intégralité parce qu’elles n’ont été que partiellement relayées dans le cadre d’une émission radio de 2M sur la loi régissant le travail domestique. Ce qui, selon lui, a suscité parfois l’incompréhension.

Pour Mohamed Yatim, les associations ont indéniablement un rôle important à jouer dans la mise en lumière des cas de violences dont sont victimes les employées de maison. Il estime que son département est convaincu de la nécessité de renforcer le partenariat avec les associations de la société civile notamment pour mener ensemble des campagnes de sensibilisation sur le contenu de cette loi.

Soulignant que le travail dans les maisons relèvera désormais des prérogatives de l’inspection du travail, le ministre a précisé que l’entrée en vigueur de ladite loi n’est prévue qu’au mois de juin prochain, après étude des mesures de son application. Et d’ajouter qu’engager des poursuites contre le responsable de ce genre d’acte ignoble dont a été victime Latefa relève du code pénal.

Le ministre tient aussi à préciser que l’inspection liée à la situation des employés de maisons reste assujettie à deux conditions: le dépôt du contrat de travail liant les deux parties par l’employeur auprès de l’inspection du travail et le dépôt d’une plainte de la part de l’employée ou un représentant.

"Mener une inspection au sein des maisons pose des problèmes", fait remarquer le ministre, soulignant l’inviolabilité du domicile. Et de préciser que son département examine avec celui de la Justice et le ministère public les mesures à même de permettre aux inspecteurs du travail d’intervenir en cas de violation de la loi régissant le travail domestique et/ou les conditions de travail y compris les travaux interdits pour les personnes entre 16 et 18 ans.

LIRE AUSSI: