Pétrole: record de production en vue pour les Etats-Unis

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USA OIL FIELD
A natural gas flare on an oil well pad burns as the sun sets outside Watford City, North Dakota January 21, 2016. Persistent low oil prices have lead to slower business in much of North Dakota's Bakken oil fields. The collapse of U.S. oil and gas investment could have further to fall and Americans are showing signs they spend less of their windfall from lower gasoline prices than in the past, darkening the outlook for the U.S. economy. REUTERS/Andrew Cullen | Andrew Cullen / Reuters
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Les Etats-Unis devraient battre cette année leur record de production de pétrole brut datant de 1970 et dépasser l'Arabie saoudite, deuxième producteur mondial, a estimé vendredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui a maintenu inchangée sa prévision de demande mondiale pour 2018.

Dans son rapport mensuel sur le pétrole, l'AIE prévoit que la production américaine de brut augmentera de 1,35 million de baril par jour (mbj) cette année, pour atteindre "un pic historique au-dessus de 10 mbj, dépassant l'Arabie saoudite et rivalisant avec la Russie", si ces deux derniers continuent de limiter leur propre production.

La production américaine d'or noir est soutenue par le rebond des prix du brut ces dernières semaines qui a relancé les forages.

Les cours sont remontés largement au-dessus des 60 dollars ces dernières semaines, au plus haut depuis décembre 2014. Le baril de Brent de la mer du Nord a même dépassé les 70 dollars en début de semaine.

Ce dynamisme américain sera le principal moteur de la croissance de l'offre venue des pays non membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), que l'AIE voit en hausse de près de 1,7 mbj cette année, contre +0,7 mbj l'an dernier.

Du côté de l'Opep, le cartel a continué de respecter l'accord de réduction de sa production, qui court jusqu'à la fin de l'année.

Ses membres ont pompé 39,2 mbj l'an dernier, en baisse 0,4 mbj en un an.

Sur le front de la demande, l'AIE a maintenu inchangée sa prévision d'une croissance de 1,3 mbj en 2018 à un rythme moins élevé que l'an dernier, pour atteindre 99,1 mbj.

L'Agence explique ce ralentissement par la hausse des prix de l'or noir, la baisse de la consommation en Chine du fait notamment de politiques de lutte contre la pollution et de limitation du parc automobile thermique, ou encore par la concurrence du gaz dans certains pays.

Ces prévisions n'entameront pas le processus de rééquilibrage, prévoit l'AIE, qui confirme que "si les pays de l'Opep et leurs partenaires hors-Opep continuent de respecter l'accord (de baisse de production), alors le marché devrait se rééquilibrer sur l'année".

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