Pour Ouyahia, la consécration de l'amazighité est "surtout" due à la "lucidité politique" de Bouteflika

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OUYAHIA
Photo d'archive | Ramzi Boudina / Reuters
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Le président Abdelaziz Bouteflika a "libéré l'Algérie de ses malentendus et de ses hésitations" concernant l'Amazighité. C'est ce qu'a affirmé le Premier ministre Ahmed Ouyahia jeudi 18 janvier à l'ouverture de la 4e session du Conseil National.

M. Ouyahia a entamé son discours en souhaitant aux présents une "heureuse nouvelle année Amazighe" (Yennayer), une fête devenue officielle cette année grâce, selon lui, "à la sagesse" de M. Bouteflika.

Selon le Premier ministre, le président avait exprimé son désaccord sur l'interdiction de la conférence de Mouloud Mammeri en 1980 à l'université de Tizi Ouzou, une décision à l'origine du mouvement "Printemps berbère" et de grandes manifestations réclamant la reconnaissance de la langue et de la culture Tamazight.

Ahmed Ouyahia a aussi rappelé la "timide" introduction de la "dimension amazighe" de l’identité algérienne dans le préambule de la Constitution de 1989.

La Constitution de février 1989 n'évoque pas la "dimension amazighe", elle parle seulement du royaume numide. C'est dans le préambule de la Constitution de 1996 que l'amazighité a été citée pour la première fois comme "composante fondamentale" de l'identité algérienne.

"Comparons tout cela avec l’enseignement de Tamazigh à l’école publique depuis 1995, avec la constitutionnalisation de Tamazight, langue nationale et officielle depuis 2016, avec la proclamation de YENAYER fête nationale chômée et payée en 2017", a indiqué M. Ouyahia en évoquant aussi la commémoration en 2017 du centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri.

"Certes, ces évolutions ont été balisées de martyrs de la cause amazighe, y compris de jeunes enfants", a rappelé le Premier ministre. Mais pour lui, le mérité revient "surtout" à Abdelaziz Bouteflika.

"Cependant, la consécration nationale de l’amazighité est aussi et surtout le fruit de la lucidité politique du Président Abdelaziz Bouteflika", a-t-il lancé.

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