Omar Azziman veut redynamiser le Conseil supérieur de l'éducation

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ÉDUCATION - Moins efficace qu’avant. Omar Azziman n’est pas satisfait du rendement du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique qu’il préside. Ce jeudi, à l’ouverture de la 13e session ordinaire du Conseil, Omar Azziman a fait part de ce constat soulignant "un manque de dynamisme" et "un recul de rendement" au sein de ses équipes. Une situation face à laquelle le président se montre préoccupé et bien déterminé à en changer la donne. Il ne s’agit pas de se lancer dans un chantier de réforme, mais plutôt de déceler les failles pour agir et surtout "améliorer le rendement" de cette instance consultative.

Omar Azziman veut donner un coup de fouet à l’instance consultative à la tête de laquelle il a été nommé en juillet 2014. L’heure d’accélérer la cadence du Conseil dont cette session aura justement à examiner le projet de sa contribution à la réflexion sur le modèle de développement du Maroc. L’occasion pour Omar Azziman de rappeler les orientations royales contenues dans le discours du souverain à l’ouverture du Parlement, le 13 octobre 2017, appelant à "reconsidérer le modèle de développement".

Le Conseil supérieur veut apporter son eau au moulin de ce chantier de réforme et réitérer sa conviction que "la réforme de l’école doit rester au centre des préoccupations de tout modèle de développement. L’éducation et la formation, elles, doivent en être la colonne vertébrale", estime Omar Azziman. Pour ce dernier, ce sont des conditions sine qua non pour assurer à tout pays "une croissance équitable et un développement durable". "La justice sociale commence et passe par une éducation qui pallie aux écarts sociaux, économiques et culturels chez les élèves avant même qu'ils accèdent à l’école", a-t-il affirmé. Et d’ajouter que cette école "doit assurer éducation et formation de qualité à tous sans distinction aucune, quelle qu’en soit la nature". Azziman estime ainsi que le capital humain de qualité est une base fondamentale du développement durable.

Le Conseil compte donc élaborer ses propositions dans ce sens afin de contribuer au chantier de la révision du modèle de développement. Et pour mieux remplir sa mission, la fluidité dans l’échange d’informations avec d’autres partenaires sera privilégiée. Trois conventions d’échange de données, d’informations et de documents ont été signées, à l’occasion, entre le Conseil, le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministère des Habous et des Affaires islamiques et l’Agence nationale de Lutte contre l’analphabétisme.

Par ailleurs, cette 13e session ordinaire du Conseil, qui se déroule les 18 et 19 janvier, se penchera sur un projet de rapport qu’il a réalisé sur "La promotion des métiers de l’éducation, de la formation, de la recherche et de la gestion".

Il sera aussi question de présenter le projet de rapport national sur les résultats du programme TIMSS 2015 (Trends in International Mathematics and Science Study, enquête internationale sur les acquis scolaires), élaboré par l’Instance nationale d’évaluation.

Le plan d’action du Conseil au titre de l’année 2018, son budget et sa gestion feront ensuite l’objet d’un débat, au cours de cette session qui annonce de nouvelles perspectives pour cette instance consultative.

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