PPP: Les signataires voulaient une privatisation financée par l'argent public

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OUYAHIA
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Le "recadrage" du Premier ministre Ahmed Ouyahia par la Présidence au sujet de la privatisation de certaines entreprises publiques avait pour raison la façon dont les opérateurs privés voulaient mener cette opération, a rapporté Maghreb Emergent jeudi 18 janvier.

Citant une source proche de la Présidence, le site a indiqué les opérateurs privés ne voulaient pas investir leur propre argent pour acquérir des parts des entreprises publiques, mais entendaient obtenir des crédits auprès des banques publiques pour financer ce projet.

Autrement dit, la charte du partenariat public-privé (PPP) signée en décembre prévoyait une privatisation des entreprises publiques grâce à l'argent public.

"Alors que l’Etat a besoin de renflouer ses caisses, certains patrons lui demandent de leur prêter de l’argent pour ‘’l’aider’’. Drôle d’investissement !", a affirmé la source de Maghreb Emergent.

"Ce n’est pas par attachement doctrinal au secteur économique public que le chef de l’Etat à décidé de freiner le processus de privatisation partielle de certaine entreprises mais parce qu’il conteste radicalement la façon avec laquelle Ahmed Ouyahia, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) entendent le mener", a ajouté la même source.

Le journal en ligne ajoute que ces privatisations peuvent engendrer un mécontentement social avec une mise au chômage d'une partie du salariat. "La mise en chômage d’une partie du salariat est un risque trop gros pour être pris à une année de l’élection présidentielle", explique-t-on.

Ce que prévoit la Charte Relative au Partenariat des Sociétés

Dans le chapitre relatif au financement des opérations de partenariat, la charte en question indique que les actionnaires privés peuvent "mobiliser leurs propres ressources ou lever des capitaux auprès des banques ou auprès du public (appel public à l’épargne)."

Le document indique également que "L’Etat actionnaire peut, exceptionnellement, décider de contribuer au financement du
projet".

Les moyens prévus à cet effet sont: Le placement de montants dans le compte courant de l’actionnaire auprès de l'entreprise, le concours sous formes diverses, conformément aux règles applicables aux finances publiques, la dotation de l'entreprise de montants nécessaires à la constitution de la Coentreprise ou de l’augmentation de son capital.

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