Les violents propos du Premier ministre algérien à l'encontre du Maroc (VIDÉO)

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OUYAHIA ALGERI
Ahmed Ouyahia, prime minister of Algeria and leader of Rally for National Democracy (RND), gives a speech during a parliamentary election campaign rally in Algiers May 5, 2012. Algeria launched the campaign for a parliamentary election that the ruling elite, in power for 50 years, hopes will soak up the pressure for change that has been building since the "Arab Spring" revolts in neighbouring countries. REUTERS/Louafi Larbi (ALGERIA - Tags: POLITICS ELECTIONS) | Louafi Larbi / Reuters
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DIPLOMATIE - Vers un nouvel incident diplomatique? L'heure n'est en tout cas pas à l'apaisement. Moins de 3 mois après la sortie polémique de Abdelkader Messahel, ministre algérien des Affaires étrangères, c'est au tour du Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, de s'en prendre au Maroc.

Si le royaume n'est pas nommément cité dans cette déclaration tenue ce jeudi, dans le cadre de l’ouverture des travaux du conseil national de son parti, le Rassemblement national démocratique (RND), il n'en reste pas moins la cible du Premier ministre, qui tient des propos dont la teneur est similaire à ceux tenus fin octobre par Messahel, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Ahmed Ouyahia fustige ainsi "toutes les parties extérieures qui tentent de noyer l’Algérie sous les caravanes de haschisch et les caravanes de cocaïne". "C’est une agression envers le peuple algérien et une tentative d’empoisonner la jeunesse algérienne (…) et c’est une ingratitude pour l’avenir des peuples maghrébins", poursuit le Premier ministre.

En octobre dernier, le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, avait provoqué une nouvelle crise diplomatique entre le royaume et le pays voisin. Le chef de la diplomatie algérienne avait alors critiqué la politique africaine du Maroc, évoquant le rôle présumé des banques marocaines dans le blanchiment de l’argent émanant des trafics illicites, et insinuant par ailleurs que la compagnie aérienne nationale, la Royal Air Maroc (RAM), y contribuait en "transportant autre chose que des passagers". Début décembre dernier, la RAM envisageait à ce titre de porter plainte contre le ministre voisin.

Quelques jours après, alors que le Maroc avait choisi de rappeler en consultation son ambassadeur en Algérie, Ahmed Ouyahia avait appuyé les propos de Messahel sur les ondes de la radio publique algérienne, déclarant que "tout ce qui concerne l'Algérie vis-à-vis de l'extérieur, nous sommes derrière notre gouvernement à 100%". "Que nos voisins s’énervent, tant mieux pour eux ou tant pis pour eux, ce n'est pas notre problème", avait-il tranché.

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