Pétrole: la Russie ne prévoit pas de se retirer de l'accord Opep-Non Opep

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ALEXANDER NOVAK
MOSCOW, RUSSIA DECEMBER 22, 2017: Russia's Energy Minister Alexander Novak holds a link-up with the village of Solontsy, Krasnoyarsk Territory, from the Rosseti office to launch the Smorgunov 110kV digital substation. Alexander Shcherbak/TASS (Photo by Alexander Shcherbak\TASS via Getty Images) | Alexander Shcherbak via Getty Images
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La Russie n'envisage pas actuellement de se retirer de l'accord Opep-Non Opep sur la réduction de la production pétrolière, même si le prix du baril a franchi le seuil des 70 dollars, a déclaré mardi le ministre russe de l'Energie Alexander Novak.

"Notre objectif, avant tout, est obtenir l'équilibre entre l'offre et la demande. Les prix ne constituent pas pour nous l'élément le plus important", a répondu le ministre russe à la presse au sujet d'un éventuel retrait russe de l'accord de réduction signé fin 2016 entre l'Opep et 11 autres pays exportateurs de pétrole non membres.

Cet accord a porté sur la production de 1,8 million de barils par jour dont 1,2 mbj par l'Opep.

Les plus gros quotas de réduction appartiennent à l'Arabie saoudite (486.000 barils/jour) et à la Russie (300.000 barils/jour). La Russie a atteint son quota en mai 2017 et l'a maintenu depuis.

L'accord, initialement entré en vigueur au premier semestre 2017, a déjà été prorogé deux fois: jusqu'à la fin mars 2018 et, plus récemment, jusqu'à la fin de 2018. L'objectif est de supprimer l'excédent des réserves mondiales qui, au début de 2017, avait dépassé de 380 millions de barils la norme de cinq ans.

En octobre, les excédents étaient réduits à 150 millions de barils. A la faveur de l'accord Opep-Non Opep et à la baisse des stocks de pétrole, les prix de l'or noir ont connu une hausse au cours des dernières semaines.

Les ministres de l'Energie des pays signataires de l'accord ont, à plusieurs reprises, souligné qu'en cas d'un retrait de l'accord, ce retrait doit se faire "progressivement et en douceur".

Récemment, M. Novak avait estimé que le marché pétrolier "n'est toujours pas stabilisé".

"Nous constatons à présent que la stabilisation du marché (ndlr, pétrolier) est en train de s'effectuer. Nous constatons également une réduction du surplus (de la production), mais la stabilisation du marché n'est pas encore totale. Nous devons continuer à surveiller la situation afin d'atteindre l'objectif ultime à savoir équilibrer le marché ", avait-il affirmé à la presse.

Il avait notamment fait savoir que les prix du pétrole sont affectés "à la fois par des facteurs fondamentaux et par des facteurs conjoncturels et qu'à cet égard, il est trop tôt pour faire des prévisions sur les prix du pétrole à l'avenir".

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