Privatisation des entreprises publiques: Bouteflika rappelle à l'ordre Ouyahia

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OUYAHIA
Algerian Prime Minister Ahmed Ouyahia attends the 4th Intergovernmental Committee between France and Algeria at the Hotel Matignon in Paris on December 7, 2017. / AFP PHOTO / POOL / Patrick KOVARIK (Photo credit should read PATRICK KOVARIK/AFP/Getty Images) | PATRICK KOVARIK via Getty Images
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Le président de la République vient de rappeler son Premier ministre à l'ordre. Pas de privatisation sans l'autorisation explicite du chef de l'Etat. Selon le quotidien El Khabar, qui a donné l'information, le rappel à l'ordre signé cette fois-ci par le secrétaire général de la présidence de la République M. Habba El Okbi, est intervenue juste à la fin des consultations du Premier ministre avec les membres du Conseil des participations de l'Etat. Des consultations faisant suite à la signature d'une charte de partenariat public-privé par des associations patronales notamment le FCE, l’UGTA et le Gouvernement.

Dans le texte envoyé au Premier ministère, il est clairement signifié que tout ouverture du capital d'une entreprise publique est subordonnée à l'accord préalable du chef de l'Etat.

"Dans le cadre des projets de partenariat public/privé, nonobstant les dispositions de l'ordonnance n° 01-04 du Aouel Joumada Ethani 1422, correspondant au 20 aout 2001, relative à l'organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques, modifiée et complétée, notamment ses articles 20, 21, et 22, j'ai l'honneur de vous faire part de l'instruction présidentielle qui subordonne désormais tout projet d'ouverture de capital ou de cession d'actifs de l'entreprise publique économique à l'accord, préalable, de monsieur le président de la république.", lit-on dans le texte susdit.

Aussi, "la décision finale conclue reste également de la seule prérogative décisionnelle de Monsieur le Président de la république.", peut-on lire également.

En viste à Relizane, Le ministre de l’Industrie et des mines, M.Youcef Yousfi, a rappelé, que “l’ouverture du capital des entreprises publiques relève des prérogatives du Président de la République”. C'est dire que l'instruction a circulé très rapidement et doit être appliquée à la lettre.

Ce rappel à l'ordre n'est pas sans rappeler la fameuse instruction qui a précédé l’éviction de l'ancien premier ministre Abbdelmajid Tebboune. Le 07 août dernier, le chef de l'Etat s'est adressé à son ancien premier ministre via l'actuel premier ministre qui était chef de cabinet à la Présidence remettant en cause toutes les décisions qui avaient été prise.

Dans l'instruction en question où tout ce qui a été entrepris par le gouvernement Tebboune est remis en cause, le chef de l'Etat qualifiait les "initiatives" de son premier ministre et de certaines membres de son gouvernement et des administrations sous leurs autorités de "provocation réelle" contre les opérateurs économiques nationaux.

Rappelé à l'ordre pour la deuxième fois, Ahmed Ouyahia a-t-il, lui aussi, perdu la confiance du chef de l'Etat? Rien n'est moins sur.

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