Selon le ministre du Commerce Omar Behi, "le manque de légumes et de fruits sur le marché est dû au choix fait par l'État"

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FARMING TUNISIA
Tunisian women harvest grapes at the Neferis vineyard in the wine-producing region of Grombalia, some 40 kilometres (25 miles) southeast of the capital Tunis, on September 16, 2016. The ancient culture of winemaking is undergoing something of a revival in this overwhelmingly Muslim-majority country which has a reputation of being one of the most liberal in the Arab world. / AFP / FETHI BELAID / TO GO WITH AFP STORY BY GUILLAUME KLEIN (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Image | FETHI BELAID via Getty Images
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Les récoltes de fruits et de légumes de cette année s’avèrent moins fructueuses que d’habitude. Les produits deviennent plus rares et les prix ne cessent d’augmenter.

Revenant sur ce constat, le ministre du Commerce Omar Béhi a abordé, dans une conférence de presse tenue vendredi à Tunis, les raisons qui se cachent derrière.“Le manque de légumes et de fruits sur le marché est dû au choix fait par l’État,” a-t-il lancé.

En effet, le ministre a expliqué que le gouvernement a décidé de consacrer les eaux des barrages à la consommation courante plutôt qu'à l’irrigation. Un choix stratégique, selon lui, vue la sécheresse et le déficit au niveau des barrages durant ces trois dernières années.

Ancien secrétaire d’État à la production agricole, Behi a précisé que le gouvernement s'est trouvé devant deux choix “soit l’eau potable soit l’eau pour l’irrigation. “Et nous avons opté, sans hésitation, pour l’eau potable.”

“C’est le revers de la médaille” a-t-il ajouté en précisant que 95% des fruits et légumes sont des issus de cultures irriguées.
Il a, par ailleurs, cité l’exemple de Jendouba où d’habitude la superficie destinée à la production de pommes de terre s’élève à 2400 hectares, cette année elle n’est que de 700 hectares seulement.

Dans un rapport publié en 2015, la World Resources Institute classe la Tunisie parmi les 33 pays les plus susceptibles de connaitre un stress hydrique (ou pénurie d'eau) d'ici 2040.

Selon le rapport, la Tunisie se classe parmi les pays qui ont un risque très élevé de manquer d'eau dans les décennies à venir pouvant perdre ainsi plus de 80% de ses ressources naturelles d'eau d'ici 2040.

L'UNESCO a quant à elle déjà tiré la sonnette d'alarme affirmant que la Tunisie souffrira de sérieux problèmes d'eau à l'horizon 2025.

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