Najem Gharsalli nommé procureur général près de la Cour de cassation par le Conseil supérieur de la magistrature

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NAJEM GHARSALLI
SOUSSE, TUNISIA - JUNE 29: Tunisian Interior Minister Mohamed Najem Gharsalli speaks during a press conference in the Riu Imperial Marhaba Hotel where 39 people were killed in a beach attack last Friday, on June 29, Sousse, Tunisia. (Photo by Amine Landoulsi/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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L’ancien ministre de l’Intérieur, Najem Gharsalli, a repris son poste de procureur général à la Cour de cassation. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, Imed Khaskhoussi, dans une déclaration accordée à Mosaïque Fm.

“Il ne s’agit pas d’une promotion ni d’une nouvelle nomination” a précisé Khaskhoussi en expliquant qu’il s’agit plutôt d’une procédure administrative de routine dans le corps de la magistrature.

Ayant été jugé de 3eme rang au tribunal de Kasserine Gharsalli regagne, en effet, son poste initial après avoir terminé sa mission au sein du ministère des Affaires étrangères où il a servi comme ambassadeur au Maroc explique-t-il.

Concernant la question relative à la levée d’immunité, Khaskhoussi a fait savoir, à Jawhara Fm que ”cette décision n’affecte pas son grade judiciaire ni sa fonction de juge”. De plus, il a affirmé que Gharsalli reprendra ses fonctions normalement, sans pour autant profiter de l’immunité des juges. Il a souligné, à Assabah News, que Gharsalli, suspecté d'être impliqué dans l’affaire Chafik Jarraya, ne peut retrouver son immunité judiciaire qu’après la clôture définitive de l’affaire, objet de la levée d’immunité.

Il a assuré que le cours de l’enquête se poursuivra normalement et ne sera pas affecté par cette nouvelle nomination.

Le 2 janvier, le Conseil supérieur de la magistrature a décidé de lever l'immunité du juge Najem Gharsalli, suite à une demande faite de la part du juge d’instruction militaire près le Tribunal militaire permanent de première instance.

En novembre 2017, une rumeur avait été lancée concernant l'émission d'un mandat de dépôt à l'encontre de l'ancien ministre de l'Intérieur Najem Gharsalli, et qui a, rapidement été démentie par le Procureur général de la direction militaire.

Il est à rappeler que Najem Gharsalli avait été, à plusieurs reprises, entendu par le tribunal militaire en tant que témoin, dans l'affaire impliquant l’homme d’affaires Chafik Jarraya, l’un des barons de la contrebande et de la corruption, arrêté en mai dernier pour trahison, atteinte à la sécurité publique et intelligence avec une puissance étrangère.

Gharsalli a été démis de son poste d'ambassadeur de Tunisie au Maroc, fin octobre dernier, sans que les motifs de cette décision ne soient donnés.

Il avait été nommé à ce poste en février 2016, un mois après avoir quitté le gouvernement de Habib Essid dans le cadre d'un remaniement ministériel.

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