Les prix du pétrole au dessus des 69, dollars, une première depuis trois ans

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OIL EXCHANGE
A trader works on the floor of the New York Stock Exchange (NYSE) in New York, U.S., on Friday, Nov. 24, 2017. A rally in oil and retail optimism buoyed U.S. stocks at the traditional start of the American holiday shopping season. Photographer: Michael Nagle/Bloomberg via Getty Images | Bloomberg via Getty Images
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Les cours du pétrole ont franchi ce 10 janvier la barre des 69 dollars. Leur plus plus haut plafond depuis trois ans dopés notamment par de la baisse du nombre de puits en activité aux Etats-Unis.

Ce matin, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 69,09 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 27 cents par rapport à la clôture de mardi. Un plafond jamais égalé depuis mai 2015.

"Les prix du pétrole ont atteint dans la nuit leur plus haut niveau en trois ans", a déclaré un analyste. Les cours du pétrole sont maintenant supérieurs de 120% aux niveaux de février 2016.

"Selon l'API (fédération professionnelle de l'American petroleum institute), les réserves de brut ont baissé de 11 millions de barils la semaine dernière, ce qui a dopé l'appétit des investisseurs pour le pétrole", ont commenté les analystes de JBC Energy.

Alors que le Département américain de l'Energie (DoE) publiera ses propres chiffres en cours de séance européenne pour la semaine achevée le 5 janvier, l'optimisme a été renforcé par ces premières données.

Les analystes tablent sur un recul des réserves de brut de 3,75 millions de barils, sur une hausse de celles d'essence de 3,55 millions de barils et une augmentation de 2,25 millions de barils de celles de produits distillés, selon la médiane d'un consensus compilé par l'agence Bloomberg.

Ces baisses des réserves américaines profitent aux prix mais à plus long terme, certains acteurs du marché s'inquiètent de voir la production des Etats-Unis continuer d'augmenter, galvanisée par cette hausse des prix.

Dans son rapport mensuel, l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA, branche du DoE), a prévu mardi que les extractions des Etats-Unis atteindraient de nouveaux records en 2018, et pourraient même dépasser le niveau moyen annuel des deux autres plus grands producteurs, l'Arabie saoudite et la Russie.

Ces deux pays sont en effet les piliers de l'accord de baisse de la production qui engage l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dix autres pays depuis début 2016 et qui a été renouvelé en novembre jusqu'à fin 2018.

Les analystes gardaient enfin en tête le risque géopolitique, alors que les tensions se multiplient au Moyen-Orient.

Les rebelles Houthis au Yémen ont menacé de bloquer la circulation sur la mer Rouge si le blocus imposé au pays en guerre par une coalition militaire régionale n'est pas levé.

"Les rebelles menacent de bloquer l'accès au détroit qui mène au canal de Suez. Il n'est pas évident de voir comment cette menace serait mise en oeuvre, mais cela pourrait tout de même peser sur la sécurité des pétroliers qui circulent dans cette région", a noté Tamas Varga, analyste chez PVM.

La situation s'est largement calmée, mais les investisseurs redoutent qu'un coup de filet du gouvernement contre les manifestants ne pousse Washington à imposer des sanctions.

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