Une enquête en cours sur la répression policière contre les médecins résidents (Bedoui)

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Une enquête sur la répression policière qui s'est abattue sur les médecins résidents la semaine passée lors de leur sit-in au centre hospitalo-universitaire (CHU) Mustapha-Pacha à Alger a été ouverte, a révélé le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui, ce mercredi 10 janvier 2017 lors d'une présentation sur le budget de son secteur auprès de la Commission des finances de l'APN.

Noureddine Bedoui, qui répondait à une question orale à propos des violences policières contre les médecins résidents mercredi dernier au CHU Mustapha Pacha, a affirmé qu'une enquête est déjà en cours pour éclaircir les circonstances de cet incident.

Le ministre de l'Intérieur, a rajouté que "tous les médecins algériens y compris les médecins résidents sont des enfants de l'Algérie ayant bénéficié de tous les moyens nécessaires pour devenir médecins", insistant sur l'importance "de suivre la voie du dialogue et de la concertation pour exprimer les revendications et préoccupations des citoyens et des différentes catégories professionnelles".

Un rassemblement national des médecins résidents à l’hôpital Mustapha a été violemment réprimé par les forces anti-émeutes, lorsque ces grévistes ont tenté de se rassembler à l'extérieur de l'enceinte hospitalière. La répression a été massivement dénoncée, tant par le corps médical, la société civile que les partis politiques.

LIRE AUSSI: La répression policière du sit-in des médecins résidents à Alger dénoncée

Mardi, les médecins résidents, les paramédicaux et les enseignants chercheurs hospitalo-universitaires ont tenu un sit-in de solidarité pour dénoncer la bastonnade dont ont été victimes les résidents le 03 janvier dernier, au moment où le Collectif autonome des médecins résidents algériens (CAMRA) organisait une marche nationale à Oran pour exprimer ses revendications, notamment la révision du service civil dans sa forme actuelle.

Pour rappel, les médecins résidents s’insurgent contre le fait qu’ils soient affectés d’office dans des régions isolées pour travailler dans une infrastructure publique durant au moins deux années sans que leurs situations familiales ne soient prises en considération. Ils revendiquent, notamment la révision du service civil dans sa forme actuelle.

Les grévistes se plaignent des conditions de travail difficiles au niveau des régions vers lesquelles ils sont généralement affectés. Des conditions difficiles qui se caractérisent, notamment par l’absence de logements, de moyens de transports ou encore de moyens propres à leurs métiers et même d’agents paramédicaux.

Les grévistes affirment ainsi ne pas se taire sans changement concret, malgré les promesses du ministre de la Santé et de la réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, qui ne suffisent pas du tout à calmer les membres du corps médical.

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