Quand "Nos Mensonges" dévoile la vie cachée des homosexuels en Tunisie

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Petits mensonges, on vous tient enfin!

Nés de tabous, ces petits mensonges, qui concernent ici la vie amoureuse, font partie du quotidien de beaucoup de jeunes, tunisiens et tunisiennes, qui parfois se retrouvent obligés d’inventer des histoires, afin de cacher leurs relations de couple.

Deux fois plus tabou pour les minorités sexuelles, ces derniers ayant plus de mal à vivre pleinement leurs histoires d’amour.

La plateforme “Nos Mensonges” se présente comme un journal intime collectif, où l’on déballe ses petits secrets, inventer une gastro pour s'absenter des réseaux sociaux et assister à la gay pride, prétexter les révisions pour passer la nuit chez le petit ami, etc.

Mais il y a aussi des secrets bien plus grands, bien plus pesants, entre copines imaginaires, mariages blancs et fiançailles irréfléchies.

Amour et homosexualité, comment certains jeunes gèrent-ils leurs vies amoureuses, entre la pression familiale, sociale et parfois légale?

"Je suis certaine que beaucoup des lecteurs et lectrices se retrouvent dans les témoignages. Car en Tunisie la vie amoureuse reste encore un sujet tabou. Alors on s'arrange avec la réalité, pour ne blesser personne, pour se faciliter la vie", a souligné Sana Sbouai, la créatrice du site, au HuffPost Tunisie.

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"Nos Mensonges": Amour et homosexualité en Tunisie
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Sana Sbouai, journaliste indépendante, a recueilli les témoignages, qu'elle a réuni sur le site nosmensonges.com. Lauréate du Prix Fondation Rambourg, grâce auquel elle a pu financer en partie ce projet, elle décrit "Nos Mensonges" comme étant une "publication journalistique" qui met "en lumière les liens évidents qui existent entre nous tous, là où certains pensent qu'il y a des différences".

Toute une équipe est mobilisée pour concrétiser ce projet: deux voix-off pour réaliser la version audio, un caricaturiste, "Le Flamant Rose- Z", pour illustrer les différentes histoires, et bien d'autres qui se sont penchés sur les aspects graphique et journalistique. Le résultat? Une plateforme dont la forme est aussi inspirante que le contenu et l'idée de "faire entendre une réalité et trouver des rapprochements, pour moins de haine, plus de compréhension et de tolérance entre les gens", a décrit Sana Sbouai.

Mais ça ne s'arrête pas là. "Depuis la publication du site je reçois des propositions de nouveaux témoignages. Et bien évidemment tous les nouveaux témoignages sont bienvenus. La prochaine étape serait de publier les témoignages sous forme d'un recueil et, pourquoi pas, d'élargir à d'autres pays", a annoncé Sana Sbouai au HuffPost Tunisie.

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