Conférence sur la reconstruction de l'Irak en février au Koweït

Publication: Mis à jour:
IRAQ
People walk in front of the remains of the University of Mosul, which was burned and destroyed during a battle with Islamic State militants, in Mosul, Iraq, April 10, 2017. Marko Djurica: "On April 10, a Reuters team entered eastern Mosul to work on a story about the the city's destroyed university, once a centre for education in northern Iraq. On arrival, I was struck first by the huge size of the campus, then by the scale of destruction. At least 10 large buildings and some smaller ones had be | Marko Djurica / Reuters
Imprimer

Le Koweït a annoncé lundi qu'il accueillera du 12 au 14 février une conférence internationale sur la reconstruction de l'Irak, en coopération avec la Banque mondiale et le secteur privé.

Le vice-ministre koweïtien des Affaires étrangères Khaled al-Jarallah a dit lors d'une conférence de presse que son pays --malgré les blessures du passé, une référence à l'invasion irakienne du Koweït en 1990-- avait un devoir "moral, humanitaire et arabe" de soutenir son voisin.

"La stabilité de l'Irak, c'est la stabilité du Koweït et de la région", a ajouté M. Jarallah en promettant de faire en sorte que la conférence se concentre sur le développement et obtienne les garanties nécessaires de la Banque mondiale.

Il a précisé que le deuxième jour serait consacré au rôle du secteur privé et de la société civile dans la reconstruction.

Au cours de l'année écoulée, les forces irakiennes ont reconquis de larges pans du territoire précédemment occupés par le groupe Etat islamique (EI).

En décembre, Bagdad a proclamé la victoire sur l'EI après une guerre de trois ans contre ces jihadistes.

Mehdi al-Alaq, secrétaire général du Conseil des ministres de l'Irak, a déclaré qu'une étude de terrain menée conjointement par Bagdad et la Banque mondiale avait estimé le coût de la reconstruction à au moins 100 milliards de dollars.

"L'EI a déplacé 5 millions de personnes", a-t-il dit, lors de la même conférence de presse à Koweït.

"Nous sommes parvenus à en ramener la moitié dans leurs régions, mais nous avons besoin d'un soutien international pour ramener le reste des déplacés, sécuriser les opérations humanitaires, soutenir la stabilité dans les zones libérées et reconstruire la structure économique et les services du pays", a-t-il ajouté.

"Le secteur du logement est celui qui a le plus souffert, suivi par le pétrole et l'électricité, les transports, les communications, l'industrie et les services de base comme l'eau et l'assainissement", a déclaré le responsable irakien, ajoutant que son pays espérait "obtenir le maximum" en février.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.
Loading...