Rached Ghannouchi et Hafedh Caïd Essebsi s'étonnent des critiques visant la loi de Finances

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HAFEDH CAID ESSEBSI
Hafedh Caid Essebsi, Vice-President of Tunisia's ruling Nidaa Tounes party and son of the Tunisian President Beji Essebsi, attends a meeting for the Executive Bureau of the party on November 12, 2015 in Tunis, to try to solve the problems that the party has experienced in recent months. The secularist Nidaa Tounes, elected to power last year in a vote hailed as a democratic victory after Tunisia's Arab Spring revolt, has been riven by months of infighting and 31 lawmakers from the party resigned | FETHI BELAID via Getty Images
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Peu après l’adoption de la loi de Finances 2018, députés et experts ont fortement critiqué et dénoncé les nouvelles mesures adoptées pour résorber le déficit budgétaire et renflouer les caisses de l'état. Certains députés ont même demandé une audition des ministres des Finances et du Commerce concernant l’augmentation des prix qui pourraient, selon eux, détériorer le pouvoir d’achat des Tunisiens et renforcer la crise.

Réagissant à cette situation, Hafedh Caïd Essebsi, directeur exécutif de Nidaa Tounes, a publié un post Facebook dans lequel il critique ces agissements et les considère comme étant de la surenchère politique. “La loi de finances a été adoptée après un consensus trouvé entre la coalition gouvernementale et les organisations,” a-t-il martelé en précisant que des centaines d’heures ont été consacrées aux auditions tenues par la commission des finances au sein de l’ARP pour décortiquer cette loi. Il a souligné qu’avant son adoption, le projet de loi est passé au peigne fin.

Et d'ajouter: “Tout le monde était au courant des détails de la loi de finances 2018, et voici qu'ils sont tous surpris par cette loi lorsqu'elle est entrée en vigueur,” a-t-il lancé.

Caïd Essebsi a réitéré, par ailleurs, que la conjoncture actuelle nécessite l'adoption d'un discours politique sincère et honnête avec le peuple, et ce, en s'éloignant des discours basés sur la surenchère politique et en présentant des alternatives réelles pour surmonter la crise actuelle du pays.

De son côté, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a publié un communiqué au nom de son parti dans lequel il dénonce les appels récurrents de certaines parties politiques à “mener des mouvements protestataires visant à suspendre l’application de la nouvelle loi de finances et de causer l’anarchie dans le pays”.

Le bureau exécutif d’Ennahdha a qualifié ces appels d’irresponsables surtout qu’ils émanent de partis ayant voté pour la loi de finances ou la majorité de ses articles. Il a noté que ces derniers qui tentent de faire tomber la loi sont en train de déstabiliser le pays pour des considérations de calcul partisan et des intérêts électoraux.

Objet de nombreuses critiques, la loi de Finances 2018 a été adoptée avec 134 voix pour, 21 contre et 12 abstentions.

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