Le ministre du commerce dénonce une "désinformation massive" autour des augmentations de prix

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Le ministre du Commerce, Omar El Behi, s'est livré ce matin sur les ondes de Shems FM, à propos de la polémique des augmentations de prix effectuées dans plusieurs produits de consommation; des augmentations qui avaient provoqué indignations et contestations de la part de plusieurs personnalités et partis politiques, allant jusqu'à l'appel à la manifestation.

Omar El Behi a d'abord confirmé qu'aucune augmentation de prix n'a été décidée pour les produits de première nécessité qui sont subventionnés par l’État.

Il a également démenti la rumeur relative à l'augmentation des salaires des ministres et des députés, affirmant que celle-ci est totalement infondée.

S'agissant de l'augmentation des prix du carburant, Omar El Behi a déclaré que malgré la somme d'environ 1500 millions de dinars consacrée à la compensation des hydrocarbures, l’État a été contraint d'effectuer une augmentation de 50 millimes, suite à une augmentation soudaine du prix du baril de pétrole.

Pour le reste des produits, il a souligné qu'une augmentation de seulement 1% avait été décidée pour la TVA, ce qui, dit-il, aura un impact très minime sur les prix. Il a par ailleurs insisté que le fait que l'augmentation de la TVA ne concerne ni les fruits et légumes, ni les œufs, ni les poulets.

Quant à la viande rouge, il a été décidé d'en importer 2300 tonnes pour pouvoir ainsi maintenir les mêmes prix de vente. Idem pour la pomme de terre.

Le ministre a également affirmé que l'augmentation relative au droit de consommation ne concerne que des produits autres que les produits de base.

En réponse aux augmentations constatées et avérées sur plusieurs produits de consommation, et qui ont dépassé les 1% évoqués par l’État, Omar El Behi a nié la légitimité de ces augmentations, précisant que certains produits comme le café instantané se verront leur prix augmenter, à cause de la hausse du droit de consommation et des taxes douanières.

Le ministre a aussi indiqué que les Tunisiens consomment environ 170 mille tonnes de sucre par an, et que des perturbations au niveau de l'approvisionnement sont à l'origine de l'indisponibilité du sucre dans certains commerces.

"Le projet de loi de Finances 2018 a été largement discuté, et la loi a été adoptée de façon démocratique, comme tout pays qui se respecte", a-t-il déclaré en réponse à l'opposition et au président de la commission des Finances, Mongi Rahoui, qui avaient appelé à revenir sur les décisions prises dans la loi de Finances 2018.

Le ministre a conclu par souligner le contexte dans lequel ces mesures venues dans la loi de Finances avaient été prises. Il a insisté sur le fait que ces mesures visent toutes à réduire le déficit budgétaire, ainsi que celui de la balance commerciale, notamment par la réduction des importations, et l'appui de l'exportation.

A ce sujet, il est à rappeler que le Conseil National de l'Exportation a tenu sa première réunion hier, sous la présidence du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Ainsi, pas moins de 20 stratégies en faveur de l'exportation avaient été discutées.

Le conseil s'est également fixé, comme objectif, d'accroître les exportations de 20% par an entre 2018 et 2020 pour dépasser les 50 milliards de dinars.

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