La bonne résolution de Mark Zuckerberg sert enfin à quelque chose (mais bon courage)

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MARK ZUCKERBERG
A portrait of Facebook found Mark Zuckerberg is seen on an iPhone in this photo illustration on 28 August, 2017. (Photo by Jaap Arriens/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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TECHNO - C'est un petit rituel bien établi, qui a près de 10 ans. Depuis 2009, Mark Zuckerberg prend une bonne résolution en janvier. Depuis, le patron de Facebook a par exemple appris le mandarin, couru 580 km, fabriqué un assistant personnel virtuel ou encore visité tous les Etats américains.

Pour 2018, Mark Zuckerberg s'est tourné vers un défi pas vraiment personnel, mais qui pourrait au moins être utile: fixer les problèmes de Facebook. Dans un message publié jeudi 4 janvier, il explique qu'aujourd'hui, "le monde est anxieux et divisé, et Facebook a beaucoup de travail à faire".

Pour son fondateur, le réseau social doit ainsi "protéger sa communauté des abus et de la haine, se défendre contre les interférences d'Etats nations, ou être sûr que le temps passé sur Facebook est bien dépensé".

Une référence à peine voilée aux nombreux problèmes qui ont touché Facebook en 2017. Notamment, l'explosion des fake news, révélées lors de l'élection de Donald Trump. Un phénomène, d'origine russe, un temps négligé, voire dénigré, par Mark Zuckerberg. Mais celui-ci a récemment fait son mea culpa et Facebook n'en finit pas de tester des solutions, même si leur efficacité reste à prouver.

Une référence aussi à ceux qui ont critiqué le réseau social pour sa propension à créer des "bulles de filtres", à cause de l'algorithme qui fait apparaître dans notre fil d'actualité avant tout des articles qui sont calqués sur notre vision du monde, qui nous complaisent dans notre zone de confort.

Histoire, philosophie et technologie

Et si, encore une fois, les références sont subtiles, Mark Zuckerberg fait à nouveau son mea culpa. "Actuellement, nous faisons trop d'erreurs en essayant d'appliquer nos politiques et en tentant d'empêcher une mauvaise utilisation de nos outils", avoue-t-il.

Et si vous ne trouvez pas ce challenge très personnel, il en a bien conscience, mais pense qu'il "apprendra plus en se concentrant intensément sur ces problèmes qu'en faisant quelque chose de totalement différent".

Comment veut-il s'y prendre? En discutant avec des experts sur des questions variées "d'histoire, d'instruction civique, de philosophie politique, de médias, de gouvernements et, bien sûr, de technologie".

Une résolution bien vaste et qui peut sembler n'être qu'un nouveau coup de comm' pour rassurer les actionnaires et les utilisateurs. Une résolution qui, quelle qu'en soit la raison, sera sûrement difficile à tenir.

Vaste programme

Mark Zuckerberg finit son texte en donnant un exemple des questions auxquelles il souhaite trouver des réponses. "Est-ce que la technologie aujourd'hui sert la centralisation ou la décentralisation". Et de rappeler qu'au début de la révolution internet, ses pionniers imaginaient ce nouvel espace comme un moyen de redonner la parole au peuple.

Puis des géants sont nés, dont Facebook, et "maintenant beaucoup de monde croit que la technologie centralise le pouvoir plutôt que de le décentraliser". Il existe des contre-exemple, et Mark Zuckerberg cite le chiffrement des messages (dont il s'est fait le chevalier blanc depuis l'affaire Snowden) ou encore les cryptomonnaies comme le Bitcoin.

"Mais ces technologies viennent avec le risque d'être plus difficiles à contrôler", philosophe le fondateur de Facebook, qui veut justement aller plus loin dans sa réflexion sur l'utilité de ces outils. Il faudra attendre fin 2018 pour voir si Mark Zuckerberg arrive à tenir sa résolution la plus importante jamais prise.

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