Le festival Cultures d'Hivers met le cap sur la Tunisie!

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Ville les Lilas
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Le festival Cultures d'Hivers – organisé par la commune française des Lilas (proche banlieue parisienne) en partenariat avec ses associations partenaires – annonce chaque année une riche programmation culturelle, autour des cultures du monde, dans différents lieux de la ville.

Pour sa 7ème édition, la manifestation, qui débute dans quelques jours, mettra l'accent sur la richesse culturelle tunisienne. Musique, photographie, danse, théâtre et art culinaire instaureront ainsi un dialogue entre le pays et les autres cultures représentées.

La Tunisie est le "seul pays arabe où, à ce jour, le soulèvement populaire a donné naissance à un nouveau souffle démocratique, suite à la révolution de Jasmin en janvier 2011, la Tunisie fut une terre convoitée par des grandes civilisations (carthaginoise, romaine, arabo-musulmane…). Elle accorde à la femme une place particulière et inédite dans le monde arabe, grâce au Code du Statut Personnel (CSP), ainsi qu’à l’expression artistique de tous bords, les artistes faisant de l’espace public, depuis la révolte du 14 janvier 2011, un espace d’accomplissement et de réalisation pour leurs créations", commente la ville des Lilas dans un communiqué dédié à la saison culturelle 2018.

Dans le cadre de ce festival, l'association Khiasma a annoncé un programme destiné au jeune public centré sur la Tunisie. La projection "Les Souliers de l'Aïd" ("Sabbat el Aïd") d'Anis Lassoued, contant l'aventure du jeune Nader à la quête de ses chaussures "merveilleuses", sera ainsi suivie par un solo de oud du compositeur et interprète tunisien Mohamed Bhar.

Parallèlement, plusieurs événements ont déjà été communiqués pour la fin de ce mois de janvier au théâtre du Garde-Chasse des Lilas, comme la représentation "Au temps où les arabes dansaient" du chorégraphe tunisien Radhouane El Meddeb, le jeudi 25 janvier. Elle met en scène des hommes explorant la danse du ventre en réponse aux menaces extrémistes qui pèsent sur les femmes.

Le théâtre lilasien propose également deux journées dédiées au cinéma tunisien. La projection-rencontre du documentaire "Au delà de l'ombre" signé Nada Mezni, qui suit le quotidien de l'ancienne Femen Amina Sboui et ses amis membres de la communauté LGBT, ouvrira cette thématique le vendredi 26 janvier.

Le très sollicité drame "La belle et la meute" de Kaouther Ben Hania, suivant l'aventure tragique d'une jeune tunisienne luttant pour le respect de ses droits et de sa dignité, sera diffusé le 27 janvier.

Le documentaire de Nathalie Nambot et Maki Berchache "Brûle la mer" traitant du destin de jeunes migrants tunisiens vers Lampedusa précédera, le même jour, la comédie "Parfum de printemps" de Férid Boughedir, qui raconte les aventures d'Aziz, jeune diplômé qui quitte le sud pour la capitale tunisienne.

Le 14 février, l'auditorium d'Anglemont accueillera enfin "Ambre, un conte tunisien", une interprétation mise en scène par la comédienne tunisienne Nour Jlassi (Compagnie À l'Affût) mêlant théâtre d'objets, marionnettes et chant pour nous mener à la découverte d'Ambre, future princesse des esprits du désert, et à celle des djinns, ces esprits aux puissants pouvoirs.

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