L'Iran conditionne le retour de Telegram à la suppression des "contenus terroristes"

Publication: Mis à jour:
TELEGRAM
Florence, Italy - March 01, 2014: Apple iPhone 5s screen with instant messaging applications of WhatsApp, Facebook, Telegram, Twitter | MattiaMarasco via Getty Images
Imprimer

Le ministre iranien des Télécommunications a subordonné mercredi la reprise des activités normales en Iran de Telegram à la suppression de ses contenus à caractère "terroriste", après le blocage par les autorités de la messagerie cryptée utilisée notamment pour appeler à manifester.

L'Iran est secoué depuis jeudi par des protestations contre l'austérité économique et le pouvoir et le gouvernement a également bloqué l'accès à Instagram sur les téléphones portables. Les utilisateurs pouvaient toutefois installer un VPN (réseau privé virtuel) pour accéder à ces réseaux.

"J'ai eu des échanges avec le patron de Telegram, je lui ai dit que la poursuite des activités de Telegram était subordonnée à la suppression des contenus terroristes", a déclaré Mohammad Javad Azari Jahromi à la télévision d'Etat.

Plus de 41 millions d'Iraniens possèdent des smartphones -sur une population de 80 millions d'habitants- et au moins 25 millions d'entre eux utilisent quotidiennement Telegram pour s'informer, être en contact avec d'autres utilisateurs ou acheter des produits.

"Tous les organes du pouvoir acceptent les critiques sur les réseaux sociaux (...) mais dans le climat actuel, en particulier sur Telegram, (les protestataires) font de la propagande pour des actions violentes et terroristes", a affirmé M. Azari Jahromi.

Il avait accusé dimanche Telegram d'encourager le "soulèvement armé".

A la demande de l'Iran, le patron de la messagerie cryptée a annoncé la fermeture de la chaîne Amadnews -près d'1,4 million d'abonnés- accusée d'inciter à la "violence". Mais Amadnews a immédiatement créé une autre chaîne @sedaiemardom avec le même logo.

M. Azari Jahromi a toutefois affirmé qu'avec le retour au calme, les restrictions sur les autres réseaux pourraient être allégées, voire levées. "Cela prendra quelques jours", a-t-il dit.

Âgé seulement de 36 ans, le ministre, qui pris ses fonctions en août dernier, avait prôné une plus grande liberté, notamment sur internet.

Les Etats-Unis ont demandé mardi à l'Iran de mettre fin aux restrictions d'utilisation des plates-formes comme Instagram et Telegram.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.
Loading...