Santé dans les prisons: la DGAPR dément toute "négligence médicale" envers les détenus

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DÉMENTI - Le suivi médical est assuré à tout détenu qui en a besoin. La Délégation générale à l'Administration pénitentiaire et à la Réinsertion (DGAPR) l’affirme par le biais d’un communiqué publié aujourd’hui. Dans ce dernier, relayé par la MAP, la DGAPR dément toutes "les allégations" prétendant qu’il y a "négligence" vis-à-vis des détenus de la part de l’administration pénitentiaire.

La DGAPR réagit ainsi à des informations que certains sites d'informations ont publié à propos de "l’augmentation de la mortalité au sein des établissements pénitentiaires à cause de la négligence médicale". Faux, précise la DGAPR soulignant que sa volonté de communiquer sur les décès qu’enregistrent les prisons répond à son objectif d’instaurer une relation "de transparence avec l’opinion publique" et que, sur cette base, elle continue à interagir "favorablement avec les médias sérieux intéressés par les sujets liés aux secteurs de la DGAPR".

Sur le sujet de la mortalité dans les prisons, la délégation tient à signaler, par la même voie, que le taux enregistré au cours de l’année 2017 a été de 2 décès sur mille détenus. Ce qui, fait-elle remarquer, représente un taux beaucoup moins important par rapport à celui enregistré en dehors des prisons, soit 5,6 décès sur 1000 habitants.

Sur la mortalité dans les prisons, la DGAPR a aussi précisé que 77% de ces décès ont eu lieu dans les hôpitaux publics et 7% alors que les détenus étaient en route vers un hôpital. Les décès survenus dans les unités médicales des prisons ont atteint, pour leur part, 8,5%.

Quant à la catégorie des détenus représentant la majorité des décès, soit 57%, la durée de leur incarcération n’a pas dépassé une année, selon la même source.

La DGAPR tient, par ailleurs, à souligner que tout détenu souffrant d’une maladie bénéficie d’un suivi médical. Et d’ajouter qu’elle veille également à renforcer l’encadrement médical par l’emploi direct ou contractuel de médecins spécialistes, dans la mesure du possible et en coordination avec le département de la santé.

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