Audrey Azoulay regrette qu'Israël se retire de l'Unesco

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AUDREY AZOULAY
Newly elected Director-General of the United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) Audrey Azoulay speaks at a news conference during the 39th General Conference at the organisation's headquarters in Paris, France November 10, 2017. REUTERS/Philippe Wojazer | Philippe Wojazer / Reuters
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UNESCO - Pour quitter l'organisation onusienne, à l'instar des États-Unis qui se retireront de l'Unesco fin 2018, Israël devait soumettre avant la fin de l'année sa lettre officielle à Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco. C'est désormais chose faite, comme l'indique ce 29 décembre Audrey Azoulay dans une déclaration.

"En ma qualité de directrice générale de l’Unesco, j’ai reçu aujourd’hui la notification officielle du gouvernement israélien concernant le retrait d’Israël de l’Organisation à la date du 31 décembre 2018, dont la décision avait été annoncée le 12 octobre 2017", déclare en substance la directrice élue en octobre dernier. "Je le regrette profondément, dans la conviction que c’est au sein de l’Unesco, et non pas en dehors d’elle, que les États peuvent le mieux agir pour contribuer à résoudre des différends qui touchent aux domaines de compétence de l’Organisation", ajoute Audrey Azoulay.

"Face aux désaccords qui peuvent exister entre les États-membres et qui se traduisent dans des votes de leur responsabilité, rester pleinement impliqué dans le fonctionnement de l’Unesco permet de poursuivre un dialogue, une coopération et des partenariats, plus que jamais nécessaires au renforcement desquels je me suis engagée à consacrer tous les efforts dès ma prise de fonctions", poursuit Audrey Azoulay dans sa déclaration, rappelant par ailleurs que l'État israélien est membre de l'Unesco depuis 1949.

En octobre dernier, sa prédécesseure à ce poste, la Bulgare Irina Bokova, déclarait de la même façon dans un communiqué regretter "profondément" la décision des États-Unis. "Au moment où la lutte contre l'extrémisme violent appelle à un renouveau des efforts pour l'éducation et le dialogue des cultures, il est regrettable que les États-Unis se retirent de l'agence des Nations unies chargée de mener ce combat", plaidait-elle. Des regrets qui resteront cependant lettres mortes.

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