Les personnalités tunisiennes qui ont marqué l'année 2017

Publication: Mis à jour:
Imprimer

Société civile, littérature, cinéma, politique, média, tant de disciplines dans lesquelles ces personnalités ont brillé. L'année 2017 aura surement été la leur et c'est bien pour cela que nous les avons choisi.

Malgré d'âpres discussions, tant d'autres personnes auraient pu venir garnir cette liste que la rédaction du HuffPost Tunisie vous présente.

Voici, selon la rédaction, les 10 personnes qui ont marqué cette année 2017:

  • Dorra Bouchoucha
    Facebook/Dorra Bouchoucha
    Dorra Bouchoucha est une figure incontournable du cinéma tunisien. Elle a été directrice des Journées Cinématographiques de Carthage pendant 3 sessions mais également membre du jury de la Berlinale. Elle a produit, à travers sa boite de production Nomadis Images Tunisie, de nombreux films à l'instar de "Satin Rouge" de Raja Amari, "Hédi" de Mohamed Ben Attia ou encore le documentaire "Maudit soit le phosphate" de Sami Tlili. Personne influente dans les coulisses, elle est aussi derrière le financement et le rayonnement du cinéma tunisien à l'étranger notamment.
  • Bochra Bel Haj Hmida
    Facebook/ Bochra Bel Haj Hmida
    Avocate, militante de la vieille garde au sein de l'ATFD, la députée Bochra Bel Haj Hmida a continué à mener la lutte contre la violence à l'encontre des femmes, non seulement dans les tribunaux où elle a défendu beaucoup d'entre elles bénévolement, mais aussi dans l'enceinte de l'ARP. Et son combat a été rude; les choses étaient loin d'être gagnées d'avance face à la résistance de certains et le machisme sévissant parmi ses collègues. Avec ténacité, Bochra Bel Haj Hmida ne s'est pas résignée. Portant le projet de son association l'ATFD, elle a défendu les causes de cette dernière jusqu'au bout. Côte à côte avec Sana Ben Achour, Ahlem Bel Haj, Yosra Frawes et les autres militantes féministes pour célébrer l'adoption de la loi intégrale sur la lutte contre les violences faites aux femmes, Bochra Bel Haj Hmida illustre la complémentarité fructueuse entre les politiques et la société civile.
  • Rochdi Belgasmi
    Facebook/ Rochdi Belgasmi
    Formé à la danse par les plus grands chorégraphes tunisiens, passionné par la danse depuis son enfance, le jeune talentueux a tout fait pour réaliser son rêve: devenir un danseur de renom. Son travail, l'a amené à parcourir le monde et à participer à plusieurs festivals internationaux. Sa danse lui attire aussi bien des fans que des détracteurs. L'artiste a été ainsi au coeur de plusieurs polémiques. Ce qui est sûr, l'artiste bouscule l'ordre établi et ne laisse pas indifférent.
  • Maroua Jaziri alias Miss Kiki
    Facebook/Misk
    Animatrice à la radio Misk, Maroua Jaziri alias Miss Kiki a apporté un vent frais au secteur des médias. L'intervieweuse se distingue par ses questions pièges et ses manières décalées. Ces interviews hors du commun ont été suivies par des milliers d'internautes.
  • Chawki Tabib
    Facebook/ Instance nationale de lutte contre la corruption
    Le président de l'Instance Nationale de la Lutte Contre la Corruption (INLUCC), Chawki Tabib s'est illustré par sa lutte contre la corruption en dévoilant plusieurs dossiers. Son travail a été récompensé à l'échelle internationale par la médaille d'Or du Homeland & Global Security Forum qui est la plus haute distinction décernée par le Forum du Crans Montana Forum à des personnalités de haut niveau en reconnaissance de leurs actions pour un monde plus humain. Son engagement l'a rendu aussi la cible de menaces, sa voiture a été violemment saccagée à plusieurs reprises.
  • Naziha Laabidi
    Facebook/Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfance
    À la tête du ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfance, Naziha Laabidi a oeuvré à travers plusieurs programmes à la lutte contre les violences faites aux femmes, et la traite des personnes. La ministre a ainsi appuyé l'adoption de la loi intégrale sur les violences faites aux femmes. Elle a également mis en place une stratégie au profit de la femme rurale, et pour l'amélioration de la protection de l'enfance.
  • Monia Ben Jémia
    Facebook/ATFD
    Juriste, universitaire, présidente de l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD), Monia Ben Jémia représente l'opiniâtreté de toutes les militantes de l'ATFD depuis des années, pour lutter contre les violences que subissent les femmes. Une lutte qui prend forme à travers les centres d'écoute mis en place par l'ATFD pour accompagner les femmes victimes de violence. Le premier centre a été créé il y a plus de 20 ans, signe de l'expérience de l'organisation et son maîtrise du sujet. L'association a mobilisé en son sein des experts dans différents domaines sur le sujet. On cite, entre autres, l'apport de Hafidha Chkir. Juriste, cette dernière a porté à travers ses écrits et ses multiples interventions académiques le plaidoyer en faveur d'une loi pénalisant les violences faites aux femmes. Seule ou en coalition, l'ATFD a mené un combat sans relâche pour l'adoption de ladite loi. Sur tous les fronts, Monia Ben Jémia a été en avant pour défendre la dignité des femmes à chaque fois où la question des violences faites aux femmes ou plus globalement de leurs droits ont été posés.
  • Béji Caid Essebsi
    Facebook/présidence de la République
    À l'occasion de la Fête de la Femme qui correspond également à l'anniversaire de la promulgation du Code du Statut personnel, le 13 août, le président de la République a soulevé la nécessité d'abroger certaines lois défavorables aux femmes, à l'instar de de la circulaire du 5 novembre 1973 qui interdit à une femme tunisienne d'épouser un non-musulman et l'inégalité en héritage. S'appuyant sur les dispositions constitutionnelles, Béji Caid Essebsi a ordonné, malgré les contestations émanant des religieux, l'abolition de la circulaire du 5 novembre 1973 qui interdit à une femme tunisienne d'épouser un non-musulman et a ouvert un débat sur l'égalité en héritage. Dans la continuité de ces annonces, Béji Caid Essebsi a mis en place la commission des libertés individuelles et de l'égalité. L'objectif de cette commission sera de préparer un rapport relatif à l'amélioration des libertés individuelles conformément à la Constitution de 2014 mais également aux standards internationaux.
  • Chemseddine Marzoug
    FATHI NASRI via Getty Images
    Chemseddine Marzoug est un volontaire au Croissant rouge à Zarzis. Sa mission: enterrer les migrants échoués sur la place et ce depuis dix ans. Dix années où il a pu voir "l'horreur". Un engagement noble, médiatisé par de nombreux médias internationaux. Chemseddine se bat pour un enterrement digne des naufragés. Il espère que sa cause gagne la sympathie de plusieurs personnes: "Ce que je fais n'est pas une fierté mais un devoir humain. Ces migrants, j'ai eu l'occasion de les côtoyer quand j'étais volontaire à Ras Jdir et ailleurs, ce sont des gens qui étaient malheureux dans leur vie; malmenés dans leurs pays d'origine; volés et torturés en Libye puis morts tragiquement en mer. Essayons au moins de leurs rendre un peu de respect en les enterrant dignement", a-t-il affirmé au HuffPost Tunisie.
  • Yamen Manaï
    capture écran/Youtube
    Le troisième roman "L'amas ardent" Yamen Manaï a récolté un franc succès en Tunisie et ailleurs. Yamen Manaï a remporté ainsi le prix des 5 continents de l'Organisation internationale de la Francophonie. Né en 1980 à Tunis, Yamen Manaï vit à Paris. Ingénieur, il travaille sur les nouvelles technologies de l’information. Son premier roman, La Marche de l’incertitude (Elyzad poche, 2010), a reçu en Tunisie le prix Comar d’Or, en France, le prix des Lycéens Coup de Cœur de Coup de Soleil.
Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.