Cette jeune tunisienne, docteur en physique, a reçu le prix Bernard Coqblin à Montpellier

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Mickaël Beaudhuin
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Les réussites à la tunisienne n'en finiront certainement pas tant que l'énergie des jeunes tunisiens et tunisiennes continuera à vibrer, jusqu'à l'autre rive de la méditerranée.

Cette fois-ci, c’est dans le domaine de la science qu’une jeune tunisienne a illustré ses talents.

Docteur en Physique des matériaux depuis 2016, de l’Université Grenoble-Alpes, Meriam Ben Khedim vient de recevoir le prix Bernard Coqblin, un prix qui récompense la meilleure thèse sur la thématique de la thermoélectricité.

“J’ai toujours développé un intérêt et un niveau de compréhension appréciable pour la science des matériaux, la chimie et la physique, ce qui a naturellement tracé mon parcours académique par la suite”, fait remarquer Meriam.

Diplômée en Tunisie en 2011 de l’Université Tunis El Manar en chimie analytique et instrumentation, où elle a fondé le club de spéléologie de la faculté. Elle poursuit avec un Master 2 en Matériaux avancés pour les nanosciences et l’énergie, à l’Université Aix-Marseille, avant d’obtenir son doctorat en 2016.

“Je pense que je suis attirée par ces sciences car elles me permettent de mieux assimiler ce qui se passe autour de moi en lui donnant un sens logique et réaliste, elles ont toujours offert les outils pour résoudre les différentes problématiques de l’homme, et maintenant les avancées technologiques”, souligne la jeune lauréate.

Aujourd’hui, elle est ingénieur en recherche et développement au sein de STMicroelectronics. “D’ici une dizaine d’années, j’espère acquérir assez d’expérience et développer mon réseau afin de pouvoir trouver le bon créneau pour rentrer en Tunisie avec un projet à maturité avancée dans les énergies renouvelables et faire ainsi profiter mon pays de tout ce que j’ai pu acquérir à l’étranger”, dit-elle.

Entre temps, elle souhaite aussi se concentrer “sur les énergies renouvelables, étant très concernée par la problématique du réchauffement climatique et le besoin urgent de trouver des alternatives aux énergies polluantes, d’où d’ailleurs le choix de mon sujet de thèse”, conclut Meriam.

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