Le vice-président américain reporte son voyage au Proche-Orient

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WASHINGTON, DC - DECEMBER 13: Vice President Mike Pence shake hands before President Donald Trump make remarks on tax reform at the Grand Foyer of the White House on Wednesday, Dec. 13, 2017, in Washington. (Photo by Salwan Georges/The Washington Post via Getty Images) | The Washington Post via Getty Images
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Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence a décidé de reporter son voyage controversé au Proche-Orient, a annoncé lundi la Maison Blanche sur fond de tensions dans la région et de vote crucial à venir au Congrès.

Le voyage de M. Pence au Caire puis à Jérusalem, qui devait débuter mardi, a été repoussé à mi-janvier pour lui permettre d'être présent pour un vote décisif au Sénat sur la réforme fiscale, a indiqué un responsable américain.

"Le vote sur la réforme fiscale se présente très bien mais nous ne voulons pas prendre le moindre risque", a-t-il indiqué.

Les républicains disposent d'une toute petite majorité au Sénat: 52 sièges sur 100. Or en cas d'égalité 50-50, le vice-président peut apporter la voix cruciale.

Le sénateur John McCain, malade, est retourné dans l'Arizona pour se faire soigner et passer les fêtes de fin d'année, ce qui réduit le groupe majoritaire à 51, les procurations n'étant pas autorisées. Le vote devrait avoir lieu mardi soir tard ou mercredi matin.

M. Pence devait en particulier prononcer un discours devant la Knesset, le parlement israélien.

La Maison Blanche a assuré que ce report n'était pas liée aux violences et aux vives tensions diplomatiques nées de la décision unilatérale et controversée de Donald Trump de déclarer Jérusalem capitale d'Israël.

Annoncée le 6 décembre, la reconnaissance unilatérale de la ville comme capitale d'Israël, qui rompt des décennies de diplomatie américaine et internationale, continue à causer l'émoi avec des manifestations dans les Territoires palestiniens et plusieurs pays arabes et musulmans principalement.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a annulé une rencontre prévue avec M. Pence, affirmant que les Etats-Unis n'avaient plus de rôle à jouer dans le processus de paix israélo-palestinien. Le Fatah avait appelé à des manifestations dans et autour de Jérusalem mercredi pour protester contre sa visite.

Le grand imam d'Al-Azhar a également refusé de s'entretenir avec lui tout comme le pape des coptes d'Egypte Tawadros II qui a estimé que M. Trump avait "fait fi des sentiments de millions d'Arabes".

Même si elle n'a pas déclenché la spirale de violence redoutée, la décision américaine et les violences qu'elle a suscitées ont causé la mort de huit Palestiniens, fait des centaines de blessés et conduit à des dizaines d'arrestations.

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