C'est officiel, le changement climatique n'est plus une "menace à la sécurité nationale" des Etats-Unis

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DONALD TRUMP
U.S. President Donald Trump delivers remarks regarding the Administration's National Security Strategy at the Ronald Reagan Building and International Trade Center in Washington D.C., U.S. December 18, 2017. REUTERS/Carlos Barria | Carlos Barria / Reuters
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ÉTATS-UNIS - Grand oral. Donald Trump a présenté, lundi 18 décembre, sa "Stratégie de sécurité nationale". Et comme attendu, il a marqué une nette rupture avec son prédécesseur démocrate Barack Obama sur la scène internationale, n'évoquant pas une seule fois le changement climatique parmi les menaces pesant sur les Etats-Unis et se bornant à dénoncer une nouvelle fois l'"injuste" accord de Paris.

Interrogé, en marge du discours de Trump, sur la place du changement climatique dans ce document-référence, l'exécutif a indiqué qu'il n'était pas identifié comme "une menace à la sécurité nationale" des Etats-Unis.

Porté au pouvoir sur un message résolument climato-sceptique, Donald Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le changement climatique signé par près de 200 pays.

A plusieurs reprises, Barack Obama, un des principaux architectes de cet accord, avait souligné combien le défi climatique était devenu un enjeu de sécurité. "A travers le monde, le changement climatique augmente les risques d'instabilité et de conflits", avait-il lancé un an avant de quitter le pouvoir. "Ne vous y trompez pas, il aura un impact sur la façon dont notre armée doit défendre notre pays", avait-il ajouté, évoquant de profonds ajustements dans l'organisation, l'entraînement et la protection des infrastructures.

Le dernier document sur la stratégie de sécurité nationale a été publié en février 2015. A cette occasion, Barack Obama avait longuement mis en garde contre la tentation de décisions hâtives dans la gestion des crises internationales.

"Dans un monde complexe, nombre de questions de sécurité auxquelles nous sommes confrontés ne se prêtent pas à des réponses faciles et rapides", écrivait-il, appelant à faire preuve de "patience stratégique et de persévérance".

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