Suite au rapport de la Cour des comptes, El Othmani réunit son équipe pour redynamiser les CRI

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EL OTHMANI
Facebook/El Othmani
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CRI - Une nouvelle vision des centres régionaux d’investissement (CRI). C’est l’ordre du jour de la réunion que le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, a présidé ce lundi matin, au siège de la présidence, avec les membres d’une commission en charge du dossier. Composée de la Cour des comptes et de départements ministériels concernés, dont l’Intérieur et l’Economie et les Finances, cette commission devra permettre aux CRI de jouer leur rôle de vecteur de la dynamique régionale. Une mission pour laquelle ils auront à élaborer la stratégie de mise en oeuvre d'ici deux mois au plus tard.

Il s’agit, pour le chef du gouvernement, de se conformer aux instructions du souverain qui lui ont été données au cours d’une audience royale tenue le 11 décembre dernier. La Cour des comptes y avait présenté les résultats de l’évaluation menée sur l’action des CRI. Négative, cette évaluation a jugé peu efficace ces CRI, dévoilant plusieurs failles dont souffrent ces centres. La commission devra ainsi les mettre sous la loupe de l’efficacité pour trouver de quelles façons ces CRI seront réformées et remises à niveau pour accomplir leurs missions.

En quête d'un nouveau souffle pour les CRI

Dans un communiqué partagé sur sa page Facebook, le chef du gouvernement a ainsi indiqué que la commission devra établir une conception novatrice des CRI en fixant les missions dont ils devraient s’acquitter à l’avenir sur la base des recommandations de l’évaluation.

El Othmani a donné un aperçu sur le rôle que les CRI ont joué pendant les 15 années de leur existence au sein des régions, précisant la nécessité de les booster. Un nouveau souffle leur permettra d’être en premier lieu efficaces en matière de promotion de l’investissement.

Et dans ce but, le chef du gouvernement table sur une réforme de fond des CRI. "Nous avons ouvert aujourd’hui le chantier de la régionalisation avancée", a-t-il rappelé au cours de cette réunion, insistant sur l’importance de faire des CRI un pilier de ce chantier.

Pour le chef du gouvernement, promouvoir l’investissement reste le premier générateur de richesse, mais aussi un vecteur pour augmenter le taux de croissance et un remède contre le chômage. "Ce sont des défis que nous pouvons relever grâce aux instruments de renforcement de l’investissement", a estimé El Othmani.

A présent, la commission est appelée à mettre en œuvre "l’instrument" que représentent les CRI. Via l'incitation à l’investissement, et la promotion du développement, ces centres devront devenir des moteurs de l’exploitation des grandes potentialités d’investissement qu’offre l’économie nationale, tout en accompagnant le développement du Maroc.

De multiples failles à résorber

Une mission difficile, car les failles dénombrées par la Cour des comptes sont nombreuses. L’évaluation montre que les CRI ont plutôt assumé leur rôle dans la création d’entreprises, mais n’ont pas réussi à servir d’accompagnement et d’aide aux investisseurs. A cela s’ajoutent l’absence de suivi post-création et la non-assistance aux petites et moyennes entreprises.

La Cour des comptes met aussi le doigt sur l’absence de données actualisées ou d’études détaillées sur l’investissement et sur le potentiel économique des régions est également mise en évidence.

Parmi ses recommandations, la Cour des comptes estime que les CRI doivent abandonner "l’approche purement bureaucratique qui caractérise leur action pour se pencher sur le traitement des dossiers qui leur sont soumis au niveau local". Des dossiers qui, constate la Cour des comptes, sont renvoyés aux services centraux à Rabat sans aucune justification.

Sur la base de la lettre royale adressée au Premier ministre en date du 9 janvier 2002, la Cour des comptes estime qu’il est temps de mettre en place les missions des CRI tels qu’elles y sont décrites.

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